Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

La preuve !

À peine si elle n’est pas traitée de raciste primaire, l’Algérie a eu droit, encore une fois, à une salve de critiques des ONG relayées par les médias internationaux, sur son traitement “musclé” des migrants subsahariens. S’est-elle, pour sa riposte, imposé l’adage local qui dit : “Tu es coupable jusqu’à prouver ton innocence”, en organisant une grande démonstration pour prouver sa bonne foi. Et réorienter les projecteurs vers les véritables cibles. Elle marque avec le show de Tamanrasset, témoins présents, un précieux point contre ces organisations plus promptes à regarder ailleurs que plus près de chez elles.
Zone de transit par excellence, l’Algérie a toujours accueilli et rapatrié des migrants illégaux dans des conditions acceptables. Jusqu’à ce que les flux menacent “la quiétude occidentale”, où renaît naturellement l’instinct de préservation quasiment “nationaliste”. On aura oublié ces valeurs occidentales tant chantées comme pour marquer “le territoire”, la différence, mais surtout retenu cette propension maladive de l’Europe à vouloir faire sous-traiter ses problèmes internes par d’autres. En amont et à moindre coût. Une manière de se débarrasser du problème dont elle est historiquement responsable. Et l’on s’offusque d’un rapatriement de clandestins par voie terrestre et aucunement de ces milliers de personnes que dévore la Méditerranée.
Parce qu’il a toujours été plus facile pour eux de militariser les États, de faire élire des dictateurs que de penser à des solutions durables pour ces pays dits du tiers-monde qui n’ont pas fini de subir les désastres prémédités de la post-colonisation.
Alors que les Nations unies ont adopté l’idée que la traite des êtres humains contribue au financement du terrorisme, l’Europe, particulièrement, trouve un motif pour débusquer sa victime expiatoire. Sauf que cela ne marche pas à tous les coups.
La démonstration algérienne vient ainsi démentir cette acception pour le moins contestable qui veut que l’on soit coupable jusqu’à apporter la preuve de son innocence. Le racisme primaire s’affiche ouvertement dans les “27”.” 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER
Commentaires
1 réactions
Fraternity le 02/07/2018 à 13h37

L'Algérie n'a pas une politique d'émigration claire (accueil, séjour..) et d'institutions capables de gérer les flux d'immigrants; Avec la croissance économique, et une main d'œuvre maniable, le pays a laissé faire. Leur nombre a énormément augmenté et la crise économique n'aidant pas, le pays a décidé de s'en débarrasser par des expulsions regroupées: les lâcher en plein désert, selon les témoignages de plusieurs ONG, avec une bouteille d'eau. ce sont donc les conditions d'expulsion inhumaine

Commentaires
1 réactions