Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

editorial / ACTUALITÉS

La revendication en mouvement

Les militants de tamazight ont de nouveau battu le pavé hier dans les grandes villes de la région à l’occasion de la célébration du double anniversaire des deux Printemps fondateurs de l’affirmation identitaire. Les marches se sont globalement déroulées dans le calme sauf dans les rares cas où les démons de la répression se sont réveillés, se soldant par des bastonnades et des arrestations, à Tizi Ouzou, notamment. Une nouvelle preuve, si besoin est, que ce mouvement revendicatif d’essence pacifique n’a d’autres objectifs que l’émancipation d’une cause longtemps vouée aux gémonies par le système politique.
La Kabylie a, donc, été au rendez-vous de ces deux événements historiques qui ont largement contribué à abattre le mur de la peur érigé depuis l’indépendance du pays pour faire taire toutes les voix appelant à une reconnaissance du soubassement culturel et linguistique de la nation. Les manifestations unitaires organisées, jeudi et vendredi, un peu partout en Kabylie, ont démontré un attachement viscéral des nouvelles générations à la symbolique des “Printemps” qui ont forgé le combat identitaire.
Au-delà, en effet, des divergences de vue qui ont pu être exprimées, à cette occasion, sur un certain nombre de questions d’ordre politique, les marcheurs ont su donner une belle leçon de démocratie et du vivre ensemble. Ces manifestations de rue sont également le signe que les pouvoirs publics doivent encore compter avec l’action revendicative qui sera de mise tant que la question amazighe n’est pas prise en charge de façon sérieuse et concrète. Ces célébrations se sont, certes, tenues dans un contexte marqué par des acquis indéniables pour la cause avec la constitutionnalisation de la langue amazighe et l’élévation du nouvel an amazigh Yennayer au rang de Fête nationale chômée et payée.
Mais le contenu des activités organisées à cette occasion a mis en exergue une certaine adaptation du mouvement revendicatif aux nouveaux développements institutionnels qui ont dicté d’autres débats, plus académiques ceux-là. L’on s’intéresse en effet de plus en plus à tout ce qui touche à la promotion de la langue, aux méthodes d’enseignement, aux volets strictement didactiques, à la terminologie, à la graphie… Une manière pour les militants de la cause d’être à la page et de faire en sorte que leur participation soit active dans le débat national sur la concrétisation de mesures prises en faveur de tamazight. Une position dictée par un certain devoir de vigilance.


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER