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editorial / ACTUALITÉS

La révolution continue

Les ruses du pouvoir n’ont pas pris. Les Algériens ne se sont pas laissé envahir par la fièvre de la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football que le onze national disputait en soirée face à l’équipe du Sénégal au point de manquer à l’appel, toujours aussi fort, de la révolution populaire. Hier, comme chaque vendredi depuis le 22 février dernier, des marches et des rassemblements ont eu lieu dans toutes les villes du vaste pays. Les mêmes slogans réclamant le départ du système pour un changement démocratique radical ont été scandés. Les mêmes exigences ont été rappelées, notamment la libération inconditionnelle des détenus d’opinion et la réclamation d’un État civil. Mobilisés et lucides, les Algériens ne sont pas tombés dans les nouveaux rets que le pouvoir vient de tendre : la sous-traitance, en ces moments d’euphorie footballistique, de la proposition d’une liste de personnalités devant conduire et encadrer le dialogue politique au fameux Forum civil pour le changement (FCPC) pour faire accroire que le panel suggéré est le fruit d’un consensus de la société civile. 
La couleuvre est trop grosse pour être avalée. Le peuple ne s’est pas laissé duper par la manœuvre qui, au demeurant, ne pouvait pas tromper grand monde, tant elle était grossière. La démarcation prompte de l’initiative de la moudjahida Djamila Bouhired, dont le nom a été inscrit à côté de douze autres noms de personnalités présentées comme ayant accepté de chapeauter le dialogue en vue de l’élection présidentielle, a dévoilé la grande supercherie. Après cela, “la contribution” politique du CFPC ne pouvait plus prétendre à une quelconque crédibilité. L’empressement d’Abdelkader Bensalah à saluer la proposition qu’il a estimée être en phase avec les contours du dialogue tels qu’il les a définis dans son discours du 4 juillet ne pouvait que disqualifier une démarche déjà par trop suspecte. 
C’est raté encore une fois pour le pouvoir qui s’entête à vouloir imposer aux Algériens une solution et un agenda qu’ils refusent.  Une attitude qu’ils ne semblent pas près d’abandonner. La révolution, ils savent mieux  la faire dans la joie. Ils n’ont de cesse de le prouver au monde entier depuis plusieurs mois. Alors ils festoient, et la révolution continue ! 

 


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