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editorial / ACTUALITÉS

La solution est politique

Le chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, est intervenu de nouveau hier dans le débat politique. Comme les fois précédentes où il a eu à discourir, il s’est montré intransigeant sur la solution qu’il préconise à la crise dans laquelle le pays s’est enlisé depuis bientôt cinq mois : aller au plus vite à une élection présidentielle. Pour y aller, il ne retient qu’une seule voie à l’exclusion de toutes les autres possibles : le dialogue. Or, expérimentée déjà, cette voie s’est avérée être une impasse. Et rien ne dit qu’elle ne débouchera pas sur une nouvelle impasse si elle est empruntée de nouveau dans les mêmes conditions. 
Le risque est d’autant plus grand que les Algériens, qui s’expriment massivement dans la rue chaque vendredi et sur les réseaux sociaux, rejettent l’élection présidentielle tant que ne sont pas satisfaits deux principaux préalables : le départ du chef de l’État, Abdelkader Bensalah, et du Premier ministre, Noureddine Bedoui, et l’engagement d’une transition politique le temps de réunir les conditions les plus à même de garantir un processus électoral transparent et régulier. Ces deux exigences, le régime peut aujourd’hui les satisfaire, puisque ce qui pouvait l’en dissuader ou lui fournir prétexte pour y opposer un refus, le respect de la Constitution, en l’occurrence, est transcendé dès lors que le fameux article 102 n’a pu être appliqué. D’ailleurs, Gaïd Salah finit par reconnaître lui-même que les délais possibles constitutionnellement ont atteint leurs limites. Cette réalité étant soulignée, il convient conséquemment d’admettre qu’au-delà de cette limite le spectre des solutions possibles à la crise est grand ouvert. Un spectre qui intègre, bien entendu, toutes les propositions émises et les feuilles de route élaborées jusqu’ici par différents politiques et la société civile. 
Le régime ayant manqué d’imposer la solution constitutionnelle, il n’a de choix désormais que de négocier une solution politique s’il veut éviter que la situation de blocage, préjudiciable au pays, ne perdure. La sortie de crise passe par cette concession. Après deux élections avortées dans les conditions que l’on sait, le régime doit avoir tiré la leçon : on ne peut organiser une consultation électorale à laquelle le peuple ne veut pas participer. La solution est politique. 

 


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