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editorial / ACTUALITÉS

La tentation coupable

Un millier de cartes d’électeurs ont été saisies, il y a près d’une semaine, à Oued Tlélat, dans une permanence électorale du Mouvement de la société pour la paix, un parti islamiste d’opposition. Il ne peut qu’y avoir présomption de fraude, d’autant que la pratique a été expérimentée au début des années 1990, par un autre parti islamiste, l’ex-Front islamique du salut (FIS) dissous qui, pour ceux qui s’en souviennent, profitait de sa mainmise sur les exécutifs communaux pour user à sa guise du fichier électoral et s’offrir indûment et illégalement les suffrages des électeurs. Par la suite, le pouvoir en usera et s’inventera d’autres méthodes pour frauder au profit de ses clientèles, partis politiques et compétiteurs “indépendants”.  Tellement, d’ailleurs, que la dénonciation de la fraude électorale est devenue le leitmotiv commun à quasiment l’ensemble des formations politiques de l’opposition, entités qui, évidemment, s’en estiment victimes. La préoccupation est parfaitement illustrée par la demande communément faite de ce que la surveillance électorale ne relève pas de mécanismes traditionnels, c’est-à-dire de l’apanage de l’administration, mais d’une instance réellement indépendante. Le parti d’Abdelmadjid Menasra, qui était présidé par Abderrezak Makri avant que le front du changement (FC) ne soit phagocyté par le MSP, mêlait sa voix à celles qui étrennaient la revendication, notamment dans le cadre du regroupement avorté de l’opposition qu’était la CLTD. Aussi, il ne s’explique pas que des militants et des instances locales de ce parti soient tentés de reproduire les mêmes pratiques dont ils accusent le pouvoir. L’opinion est, au demeurant, d’autant surprise que la direction du MSP, qui est en campagne électorale, donc, disponible pour le propos et la déclaration publics, n’ait pas jugé nécessaire de s’en expliquer. On comprend qu’elle (la direction du MSP) soit gênée de devoir en parler, au risque d’amplifier l’affaire, mais le silence, en pareille situation, vaut aveu de culpabilité. L’attitude observée ne manquera pas d’altérer l’image de ce parti qui, même s’il fréquente l’opposition, ne semble pas totalement guéri de sa longue fréquentation du pouvoir dont les travers contaminent. Absolument.


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