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editorial / ACTUALITÉS

La vérité du marché pour dire l’inflation

Le Premier ministre a parlé samedi. Ceux qui ont suivi son grand oral n’ont rien appris qu’ils ne savent déjà. Mais ils auront eu la confirmation, si besoin est, de ce que le gouvernement  n’appréhende toujours pas la situation économique du pays de la même façon qu’eux. Pas étonnant, cependant, que les choses soient ainsi. Personne ne s’attendait à entendre Ahmed Ouyahia procéder autrement que travailler à vernir du mieux qu’il sait faire le bilan de sa gouvernance et, plus globalement, celle du chef de l’État. Quitte, pour ce faire, à voir blanc quand tout le monde voit noir. Ainsi en est-il de l’inflation que le Premier ministre estime raisonnable et, donc, supportable, alors qu’il ne doit pas se trouver une seule ménagère qui n’en a pas ressenti les effets.
L’assertion qui a consisté à infirmer l’existence d’un bond inflationniste, après, notamment, le recours à la planche à billets, est sujette à caution. Des spécialistes la contredisent. Ils soutiennent a contrario qu’elle ne traduit pas la réalité que le marché donne à vérifier. Un marché où tout a augmenté, et si fortement, que tout le monde s’en plaint.
Si Ahmed Ouyahia faisait quotidiennement son marché, il le saurait. Mais quand bien même il serait directement confronté à la vérité des prix, il n’aurait pas discouru autrement. D’abord, parce qu’il a toujours aimé dire les choses comme il lui plaît et non comme elles sont. Ensuite, parce que les méthodes de calculs qui ont servi à confectionner ses fiches ne seraient pas les bonnes.
Des experts doutent, en effet, que le gouvernement ait pris en compte tous les éléments qui entrent dans l’établissement du taux d’inflation. Sinon, les calculs auraient, inéluctablement, abouti à une inflation assez marquée. Ce que, à l’évidence, le gouvernement ne voudrait pas admettre, d’autant qu’il a pour autre mission de véhiculer l’idée, assurément fausse, que la gouvernance de Bouteflika est par trop extraordinaire, tant est qu’elle aurait anticipé et atténué les impacts de la crise financière sur les vécus économique et social du pays.
Or, pour convaincre de cela, le discours ne suffit pas. Il suffit de rappeler que Bouteflika a instruit de mettre en place une politique d’austérité pour battre en brèche les affirmations triomphantes d’Ouyahia. Il suffit aussi de rappeler que le gouvernement a imprimé des billets de banque pour savoir que la crise a secoué le pays. Cela, Ouyahia sera le dernier à le reconnaître.


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