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editorial / ACTUALITÉS

L’alternative

Le chef de l’État sortant est officiellement candidat à sa propre succession. Ceux qui ont continué à douter du 5e mandat, malgré tous les signes avant-coureurs, sont définitivement édifiés. Maintenant que Bouteflika s’est déterminé formellement, les décantations devraient facilement s’opérer.
Les potentiels candidats devraient sortir de leur wait and see et trancher l’attitude à observer par rapport au scrutin présidentiel du 18 avril prochain. Ceux qui choisiraient de s’aligner dans la course ne devraient pas ignorer qu’ils n’ont quasiment aucune chance d’être déclarés vainqueurs à la fermeture des bureaux de vote. Si le système a décidé de représenter Bouteflika, en dépit de sa  santé déclinante, c’est qu’il a résolu de le faire gagner. Cela, le Rassemblement pour la culture et la démocratie l’a bien compris, et il a, en conséquence, choisi non pas de boycotter une élection — il n’estime pas que c’en serait une —, mais de rejeter un processus qui se conclurait par la désignation de Bouteflika. Mais, assurément, le rejet serait de peu d’impact sur une opération aux résultats fixés d’avance s’il n’est accompagné d’une initiative qui proposerait de dépasser le statu quo politique et sortir le pays des crises cycliques dans lesquelles il n’a pas fini de s’enliser.
Le RCD, qui s’est singularisé dans cette attitude de rejet, invite la classe politique et la société civile à explorer les possibilités d’un compromis opérationnel, lequel aiderait à créer le rapport de force qui permettrait “de repenser l’organisation et le fonctionnement de l’État”. Ayant tiré visiblement les enseignements des échecs des tentatives de construire ledit rapport de force, le parti suggère, et c’est nouveau, d’agir autrement. Le RCD propose de sortir des conclaves qui associent les seules directions partisanes en décentralisant la concertation. La proposition est intéressante à expérimenter. En ce sens que l’association des bases militantes dans la définition des termes du débat ne peut qu’être bénéfique. Cela jouerait en garant de l’engagement des uns et des autres et, partant, éviterait que la perspective ne soit encore une nouvelle fois une simple coquetterie politique d’états-majors de parti ou d’association.


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