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editorial / ACTUALITÉS

Le 5e mandat et le plan B

S’exprimant récemment sur la grogne sociale en cours, Ahmed Ouyahia a eu sans doute le fin mot de l’histoire : il y aura, a-t-il assuré, tant d’autres choses sur la scène nationale et toutes seront plus ou moins dictées, voire orchestrées, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2019. Le secrétaire général du RND parlait ainsi de l’opposition, des syndicats, de la société civile mais sûrement pas de ceux qui, partis politiques, organisations satellites et autre clientèle du pouvoir. Pourtant, c’est bien ceux-là, le FLN à leur tête, qui ont inauguré le bal en mettant en “débat”, dès la fin de l’année dernière, en évoquant “le 5e mandat”.
De fait, le sujet préoccupe et agite bel et bien le sérail, bien plus qu’il n’intéresse l’opposition ou les syndicats. Et ces confidences qu’un ancien haut dirigeant du FLN vient de faire l’attestent. Non seulement le 5e mandat est une option envisagée, mais aussi, pour mettre tous les atouts de leur côté, les tenants du pouvoir s’affairent à concocter, sous la conduite éclairée du frère-conseiller du Président, un plan B (sans jeu de mots). Un plan qui leur permettrait, le cas échéant, de rester aux mannes sans avoir l’air d’y toucher. “Le futur président sera le candidat choisi par le FLN”, a déjà assuré Djamel Ould Abbes. Il n’a pas ajouté que tous, y compris l’armée, n’auront qu’à y souscrire, mais cela va sans dire. Car, on le sait, il y a eu, ces dernières années, une inversion des rôles entre l’armée et le FLN et, du coup, celui-ci n’a plus qu’à attendre le signal d’“en haut” comme il était tenu de le faire en 1999, du temps de Boualem Benhamouda. Mais, si le FLN d’Ould Abbes se targue de mener la barque, il le fait toujours sous la dictée, même si les dicteurs ont changé. Les dernières remontrances du secrétaire général du FLN à l’adresse de ceux qui ont appelé à un 5e mandat montrent tout simplement que les maîtres de céans n’ont pas encore tranché, craignant sans doute que la biologie vienne contrarier une feuille de route prématurément convenue. Et puis, le plan B qui consisterait à adouber un candidat autre que l’actuel chef de l’État présente des avantages certains : il permettrait aux hommes forts du régime et à ses clientèles de maintenir intacts leur hégémonie sur le pays et leurs privilèges économiques, en l’absence même d’Abdelaziz Bouteflika, sans pour autant avoir à rendre des comptes.


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