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editorial / ACTUALITÉS

Le bilan comme argument

En politique, la marge du fortuit dans ce qui s’entreprend est mince. Cela s’est de tout temps vérifié, souvent a posteriori, faut-il encore le préciser. Même les actions, qui paraissent, à première vue, anodines et innocentes, peuvent obéir, dans bien des cas, en réalité, à des agendas longtemps mûris et bien arrêtés. Ce qui mobilise le Front de libération nationale (FLN) depuis plusieurs semaines, s’inscrit, sur plus d’un aspect, dans ce registre-là. Et pour cause, ce n’est certainement pas pour se sortir d’une quelconque oisiveté, qu’un parti, le FLN, à plus forte raison, qui veut se confondre, voire se prend carrément pour l’État, se propose pour l’effort colossal d’établir le bilan des vingt années de règne du président Bouteflika, l’application de couches de vernis, forcément nécessaires, y compris.
Ce n’est donc pas sans raison que le parti de Djamel Ould Abbes se démène de la sorte. Il y a, nécessairement, une finalité à son entreprise, laquelle, dans le cas d’espèce, ne peut qu’être la confection de l’argumentaire qui aiderait à justifier une candidature difficilement acceptable autrement, Bouteflika étant malade et absent depuis son AVC en mai 2013. D’ailleurs, d’aucuns auraient déjà deviné les séquences à venir : le comité central du FLN, qui aura à adopter ce fameux  document-bilan, votera, prétextant, étant entendu, les réalisations du chef de l’État durant ces quatre mandats d’affilée, une motion-appel à “la poursuite de la mission”, autrement dit, un appel au 5e mandat.
La suite, ce sera du déjà-vu : des comités de campagne qui vont se mettre en branle, des partis qui y apporteront leur soutien et un investissement médiatique et propagandiste si lourd que les voix discordantes seraient inaudibles. En fait, une mobilisation tapageuse qui aurait aussi pour but de soustraire le bilan de Bouteflika à l’évaluation du peuple, dont le verdict ne sera sans doute pas clément. La finalité tient aussi en cela, sinon pourquoi charger un parti d’établir le bilan d’une gouvernance, alors que cette dernière devait faire l’objet d’un débat général qui impliquerait l’ensemble du peuple à travers ses différentes représentations, Parlement, partis, associations, syndicats ?


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1 réactions
Fraternity le 29/03/2018 à 13h27

Un parti fantoche prêt à se pacser avec n'importe Espèce, pourvu qu'on lui intime l'ordre d'applaudir. Un programme présidentiel, qui n'a jamais été débattu puisqu'il n'existait pas;. Des soumis qui obéissent aux ordres des tenants réels du pouvoir. Quant aux autres instances constitutionnelles habilitées à examiner les programmes (puisque il y a plusieurs),APN, partis d'opposition.. ils sont soient en hibernation, soient effacées par la concentration de tous pouvoirs par son excellence.

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