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editorial / ACTUALITÉS

Le chaînon manquant

Revenant comme une rengaine au gré des rencontres bilatérales cycliques entre les deux pays, le débat autour de la relation algéro-française n’est visiblement pas près de se débarrasser de cette chape de plomb, faite d’un mélange explosif de passions historiques et de rancunes mal digérées, qui l’empêche de s’arrimer à des lendemains plus apaisés.
Et ce ne sont pas ces sommets qui se succèdent, finalement, pour capitaliser d’infimes avancées par rapport au potentiel de coopération existant, qui vont éclipser l’énorme gâchis et les multiples occasions ratées de hisser ces rapports au niveau souhaité des deux côtés de la Méditerranée.
La réunion aujourd’hui à Alger de la 4e session du Comité mixte économique algéro-français et de la 3e session du Dialogue stratégique algéro-français offre, à première vue, une nouvelle opportunité pour ajouter une autre pierre à cet édifice ô combien fragile et à la construction pour le moins laborieuse. Certes, les échanges et les partenariats politique, sécuritaire, économique et culturel constituent autant de domaines permettant de consolider cet échafaudage chancelant à bien des égards. Toutefois, ces accords annoncés, çà et là, sur des projets communs d’investissement ou d’échanges commerciaux, quelle que soit leur envergure, ne sont pas en mesure de propulser la coopération entre deux pays au niveau des ambitions et espérances tant qu’il manque à tout cela un chaînon capital. Et ce maillon important ne se trouve ni dans les chiffres révélés, aussi impressionnants soient-ils, sur l’ampleur des échanges et des transactions, ni dans les professions de foi que peuvent exprimer tel ou tel responsable de l’un ou de l’autre pays. Avant toute autre chose, ce qui manque à la relation algéro-française c’est un apaisement durable des mémoires qui ne peut se réaliser que par un assainissement du lourd contentieux historique, legs d’une longue et douloureuse nuit coloniale. Au moment où il était candidat à l’Élysée, le président de la France, Emmanuel Macron, avait pourtant lancé un message très fort dans cette perspective. Malheureusement, plusieurs mois après, il continue de se murer dans un silence inexplicable. Pourtant, pas plus tard que vendredi, il se tenait à côté de son homologue allemand pour inaugurer un mémorial à la mémoire des soldats des deux pays tombés lors de la Première Guerre mondiale. Mais pourquoi finalement ce qui a été possible entre la France et son ancien colonisateur ne le serait-il pas entre cette même France et son ancienne colonie ?


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