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editorial / ACTUALITÉS

Le chantre du pire

Depuis l’Europe où il a choisi volontairement  de vivre en apatride, Ferhat Mehenni, plus que jamais mal inspiré, poursuit de surfer dangereusement sur les malheurs de la Kabylie. De proche en proche, chaque jour un peu plus extrémiste, il a fini par totalement lâcher bride à ses dérives. Il y a moins d’une semaine, il a lancé un appel pour la constitution de “forces de contrainte et de sécurité” en Kabylie.
Se risquant à cela, le président autoproclamé d’un gouvernement fantasmagorique, dénommé gouvernement provisoire kabyle (GPK), fait preuve sinon d’une terrible irresponsabilité, en tout cas d’une inconscience affligeante. Après avoir vainement tenté de se forger l’image d’un leader sérieux, il se découvre finalement en piètre homme politique doublé d’un apprenti-pyromane.
Heureusement que la Kabylie est suffisamment vigilante pour ne pas se faire l’écho de ce fantasme mortifère. Car, son appel n’est rien moins qu’une incitation à la violence armée, laquelle ne peut qu’être préjudiciable pour la région et le pays. La Kabylie refuse de le suivre. C’est un fait. Mais il reste que l’initiative de Ferhat Mehenni pourrait servir des visées machiavéliques de ceux qui voudraient tenter de rallumer le brasier kabyle. D’en semer le chaos. Le risque y est.
Ceci, du fait que son appel n’est pas de ces surenchères bénignes. C’est réellement une porte ouverte sur l’inconnu. Et c’est aussi pour cela qu’il a provoqué un large mouvement de réprobation et de démarcation, ainsi que des appels insistant à la vigilance, partout en Kabylie. La dangerosité de l’aventure que Ferhat Mehenni suggère n’a pas moins échappé y compris à ses partisans les plus zélés et radicaux, qui, au demeurant, n’ont pas hésité à prendre leur distance publiquement, isolant, du coup, un peu plus leur “gourou” aux fréquentations déjà douteuses.
Ces mêmes fréquentations qui ne lui ont pas évité de devenir le chantre du pire. Peut-être lui ont-elles même conseillé de suivre cette voie.


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