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editorial / ACTUALITÉS

Le citoyen, cette proie facile

Le gouvernement a beau s’y prendre par deux fois pour confectionner le projet de loi de finances complémentaire 2018, il n’a pas réussi,  pour autant, à s’éviter les critiques des députés de l’opposition, mais aussi ceux des partis qui, habituellement, validaient, inconditionnellement, ses propositions. La suppression, en seconde lecture, de la disposition relative à l’ouverture de la concession agricole aux étrangers et l’évacuation, ensuite, en Conseil des ministres, des nouvelles taxes sur les documents biométriques n’ont pas été à même de garantir au ministre des Finances de passer, tranquillement, l’examen parlementaire.
C’est qu’il faudra à l’Exécutif plus que ces petites concessions, aux forts relents électoralistes, faut-il le souligner, pour espérer être dans les bonnes grâces des locataires de l’hémicycle Zighoud-Youcef. Aux yeux des députés, le gouvernement, quoi qu’il entreprenne pour soigner son image, reste coupable d’une sollicitation abusive, pour ne pas dire exclusive, de la poche du citoyen pour renflouer les caisses de l’État et maintenir les équilibres financiers. Au fait, c’est tout d’abord la philosophie qui a inspiré le projet de loi de finances complémentaire 2018 qui est contestable, en ce sens qu’elle a privilégié, délibérément ou par contraintes objectives, les solutions de facilité. La démarche du gouvernement, s’agissant du PLFC-2018, ne peut prétendre à la caution parlementaire, étant donné que ce ne sont pas les niches fiscales qui manquent.
Elles existent, elles sont nombreuses et sont identifiées. Les tentatives d’en exploiter certaines se sont soldées par des échecs patents. Les autorités ont été incapables de récupérer dans l’économie informelle les milliards de dinars de recettes fiscales qui échappent au Trésor public. Face à la difficulté et à la complexité de la tâche, elles ont abandonné. Tout comme elles ont renoncé à imposer un impôt sur les grosses fortunes au motif, avaient-elles justifié, qu’elles n’étaient pas suffisamment outillées pour une telle opération. Aussi, le gouvernement se rabat-il sur la niche la plus accessible, la petite économie du citoyen. Un citoyen à qui on fait ainsi payer près de 20 années de gestion économique au rabais.


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