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editorial / ACTUALITÉS

Le coût de la dépendance

Dans son message à l’occasion de la célébration du 56e anniversaire de l’Indépendance nationale, le chef de l’État avouait qu’il restait encore beaucoup à faire en matière de diversification économique. Rien n’est plus vrai. On peut même dire que le gros, sinon l’essentiel, reste à faire, à savoir sortir l’économie nationale de la dépendance aux hydrocarbures. Ce qui, il faut le souligner, n’est pas une perspective nouvelle pour le gouvernement algérien. C’est un chantier qui date de près de vingt ans, soit depuis l’avènement de Bouteflika à la tête de l’État. Un chantier qui n’est pas près d’aboutir et qui ne risque pas de l’être de sitôt, tant est que la forte chute des prix du pétrole à partir de 2014 a gêné considérablement, sinon compromis, la conduite et la consolidation d’une alternative économique. Aujourd’hui encore, le gouvernement prie pour une remontée du prix de l’or noir sur les marchés internationaux, promettant que s’il advient, il saura, cette fois-ci, en faire un usage plus judicieux, le plus à même d’aider à une véritable relance économique.
Or, il se trouve qu’il y a très peu de chances que sa prière soit entendue. Des facteurs exogènes, sur lesquels une organisation comme l’Opep a peu de prise, menacent de la contrarier sérieusement. Le protectionnisme économique américain, dont le président Trump fait un sacerdoce, va, inéluctablement, impacter négativement sur le cours de l’or noir. Les marchés en laissent déjà entrevoir les prémices. L’Algérie, qui tire le principal de ses ressources en devises, en ressentira l’impact. Doublement d’ailleurs, puisque la guerre commerciale qui oppose les États-Unis à la Chine mais également aux Européens et aux Canadiens aura, selon des experts, des conséquences sur nos finances et donc sur notre économie.
Cette guerre risque de se traduire par un fléchissement de la cotation de la monnaie américaine, le dollar, par rapport à la devise européenne, l’euro. Et cela n’est pas une bonne perspective pour les pays, comme l’Algérie, qui exportent leurs hydrocarbures, essentiellement, en dollars, et qui paient le principal de leurs importations en euros.


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