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editorial / ACTUALITÉS

Le décret face à la réalité

Pour faire mieux passer le choix qui s’est porté sur un financement non conventionnel, et ce, suite aux nombreuses critiques d’analystes et d’observateurs avertis, le gouvernement a jugé utile d’encadrer cette décision en fixant des mécanismes de suivi des mesures et des réformes structurelles pour arriver à rétablir, dans un délai de cinq ans, les équilibres de la trésorerie de l’État et de la balance des paiements. Comme la Banque d’Algérie est la pourvoyeuse des fonds, il lui est confié le pilotage de comités composés de ses éléments et ceux du ministère des Finances. Le premier hic est cette restriction dans le choix de la composante. On aurait pu y adjoindre des représentants des commissions des finances du Parlement et des bureaux d’études nationaux, spécialisés dans la finance.
Quant à l’annexe dont il est question, certaines propositions relèvent d’un vœu pieux pour la simple raison qu’elles dépendent du fonctionnement normal et de compétences fondamentales des institutions. À titre d’exemple, à propos de l’amélioration des recettes fiscales ordinaires, il est demandé “la lutte contre la fraude fiscale et l’amélioration du recouvrement… et la création d’un corps d’inspecteurs des impôts ayant la qualité d’officier de police judiciaire”. Ou encore cette proposition faite pour “lutter contre la surfacturation des importations en développant l’échange d’informations avec les administrations fiscales et douanières des pays d’origine”.
Ces points, entre autres, relèvent d’une obligation quotidienne des institutions qui en ont la charge et la compétence et aurait dû se faire depuis des décennies.
En revanche, l’annexe comprend aussi, et c’est important, puisque c’est écrit noir sur blanc, la réalisation d’un recensement national des revenus des ménages durant l’année en cours. Cela à l’effet de rationaliser les subventions publiques pour 2019, d’aboutir à une approche juste et notamment d’identifier et de quantifier les subventions directes et indirectes au profit des ménages qui en auraient droit. Arriver à mettre en place une cartographie des ménages par revenus et déterminer le seuil de leur fragilité sera un exploit.
Ces arguments ont été déroulés pour justifier l’option d’aller vers la planche à billets. Espérons, seulement, que les résultats seront probants.


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