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editorial / ACTUALITÉS

Le degré zéro de la gestion des affaires publiques

L’épidémie de choléra qui secoue actuellement le centre du pays
et les violentes répliques qu’elle a charriées à travers le territoire, semant, au passage, un climat de psychose parmi la population, illustrent, à elles seules, l’ampleur de la gabegie qui règne en maître dans le pays du fait d’une absence, de plus en plus remarquée et à tous les niveaux, de l’État. Jamais un dossier n’a révélé le degré de déliquescence des institutions comme c’est le cas actuellement avec la réémergence de maladies moyenâgeuses que l’on croyait éradiquées. Le silence assourdissant du gouvernement au moment où la psychose a gagné les Algériens reste inexplicable, voire inexcusable.
À l’absence de communication et de réaction officielle tel que cela est recommandé dans la gestion des crises de par le monde est venu se greffer un désordre provoqué par des déclarations contradictoires de responsables aux échelons inférieurs de l’État, appelés, visiblement, en pompiers pour tenter de maîtriser le feu qui s’est déclaré. Mais peine perdue puisque, les réseaux sociaux aidant, la panique s’est généralisée, créant une lourde atmosphère dans un pays où les tenants du pouvoir ont, selon toute vraisemblance, d’autres chats à fouetter que de s’occuper de la santé chancelante des Algériens.
Pas d’installation d’une cellule de crise gouvernementale pour prendre en charge ce dossier pour le moins brûlant, ni de lancement d’une campagne généralisée de sensibilisation et d’orientation pour informer une population livrée à elle-même, et encore moins une apparition publique d’un membre de l’Exécutif pour communiquer sur la question et rassurer les citoyens. Mais tout cela ne semble pas embarrasser outre mesure un régime, à l’évidence plus soucieux de sa pérennité que du bien-être des Algériens. Et même l’image négative que cette épidémie renvoie du pays n’est, apparemment pas de nature à titiller la conscience des hauts responsables de l’État qui continuent à se murer dans une insondable indifférence vis-à-vis des préoccupations quotidiennes des Algériens. Les réseaux sociaux foisonnent d’ailleurs de commentaires d’internautes qui n’arrivent toujours pas à s’expliquer cette posture presque désinvolte des autorités au moment où un certain affolement s’est emparé de la population. C’est dire qu’avec cette affaire de choléra, l’on a atteint le degré zéro de la gestion des affaires publiques.


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