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editorial / ACTUALITÉS

Le folklore à l’appui du discours

C’est un 8 Mars comme les précédents que viennent de fêter les Algériennes et la célébration, elle-même, aura été une copie conforme de celles des dernières années. Un peu de folklore, soutenu par un discours officiel au ton volontariste avec, à l’appui, les acquis des femmes, et le tour est joué. Comme de coutume, on n’aura donc pas parlé de ce qui reste à faire pour que la femme, chez nous, accède, enfin, à la citoyenneté, à l’image, du moins, de celle reconnue dans les faits aux Algériens en général. L’occasion aura été saisie, toutefois, pour dresser un bilan plus qu’honorable des avancées enregistrées dans le domaine, alors même que, dans la réalité, l’on observe les difficultés grandissantes que rencontrent les femmes dans un espace public qui leur est de plus en plus fermé et dont elles vérifient, à leurs dépens, qui n’est pas le leur. De là à vanter la place de la femme algérienne sur la scène politique, c’est tout un monde. Et pourtant, le discours officiel, au prix d’une effarante occultation de la réalité, les franchit allègrement, comme chaque 8 Mars. Qui pourrait croire que l’obligation faite aux partis politiques de présenter des candidatures féminines aux élections serait suffisante pour que les Algériennes puissent jouer un rôle politique quelconque ? Il y a, en tout cas, bien des raisons d’en douter lorsqu’on sait que, par le biais de cette obligation, de farouches partisanes de la polygamie ont acquis des sièges dans l’Assemblée nationale. On peut en douter encore puisque l’on sait que parmi ces femmes, certaines ont été, non pas élues mais parachutées, comme beaucoup de leurs collègues masculins dans les mêmes groupes parlementaires, ceux de la “majorité”.
Dans un pays où des femmes, nombreuses, sont répudiées en toute impunité parce qu’elles ont subi une ablation d’un sein atteint de cancer, et réduites ainsi, quelquefois, à quémander l’assistance de proches parents ou d’associations pour survivre, il est pour le moins de mauvais aloi de présenter l’existence de parlementaires femmes, imposées par la politique des quotas, pour enjoliver le bilan de l’action officielle en faveur des femmes.


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