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editorial / ACTUALITÉS

Le gouvernement face à ses responsabilités

L’affaire du blocage dont fait l’objet le projet d’usine de trituration de graines oléagineuses, porté par le groupe Cevital, n’en finit pas. Elle a pourtant déjà assez duré. Depuis de longs mois, en effet, le projet reste en souffrance alors que toutes “les raisons” invoquées par le DG du port de Béjaïa pour “justifier” son refus du déchargement des équipements destinés à ce projet ont été battues en brèche. La situation est donc, pour le moins, anormale. Alors que l’affaire prend même des allures de scandale — c’est ainsi qu’elle est vécue par une opinion publique médusée — le gouvernement demeure enfermé dans un silence incompréhensible. Il s’inscrit vraisemblablement dans la logique d’une guerre d’usure. Ce genre de bras de fer où, de guerre lasse, une partie finit par renoncer à son droit, pendant que l’autre triomphe indûment et sans gloire.
Sauf que le comité de soutien aux travailleurs de Cevital et aux investissements est loin de baisser les bras. L’adhésion à son action s’élargit au fil des jours et la justesse de son combat est de plus en plus assimilée par les citoyens. Fort de ces acquis, il annonce d’autres initiatives à venir, dont une manifestation qui regroupera, promet-il, un million de personnes. Il serait risqué, pour le gouvernement, de ne pas entendre cette colère, de bâtir son raisonnement sur une défection populaire définitive et irréversible. Il gagnerait, en revanche, à agir  dans la légalité et dans le sens d’un dénouement juste de cette affaire et éviter ainsi, au plus vite, qu’elle évolue en crise. C’est manifestement le souhait du comité qui, ne voulant pas une radicalisation immédiate de sa position, cherche, au contraire, à épuiser toutes les voies légales dans sa quête de réparation d’un déni de droit avéré. La demande d’audience introduite hier auprès des services du Premier ministre met en évidence, en effet, une volonté d’agir dans le respect des lois et du cadre institutionnel. Puisse le gouvernement saisir la portée du message ainsi délivré par les animateurs de ce comité et comprendre qu’il est, à présent, à la croisée des chemins : il peut mettre un terme à un sabotage économique amplement démontré et, du coup, apaiser les tensions, mais il risquerait aussi, s’il persistait à ignorer cette demande de justice, d’équité et de légalité, de nourrir ce sentiment d’exclusion déjà largement partagé et d’attiser des rancœurs déjà palpables. C’est dire que, dans cette affaire, le gouvernement est, plus que jamais, face à ses responsabilités. 


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