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editorial / ACTUALITÉS

Le grand gaspillage

Effarants sont les chiffres livrés par les deux entreprises publiques de ramassage de déchets dans la capitale concernant la quantité de pain rassis récupérée dans le sillage de la collecte des ordures ménagères : 82 tonnes ramassées en l’espace de 6 mois seulement. Le grand gaspillage continue, au su et au vu de tous. Ce produit qu’on considérait, jadis, presque comme sacré, on n’hésite pas, aujourd’hui, à le jeter dans les poubelles. Le mal est devenu trop profond et, surtout, coûteux pour la collectivité nationale.
C’est que la matière première servant à la fabrication du pain boulanger, le blé tendre, est dans sa quasi-totalité importée de l’étranger à coups de milliards de dollars. L’Algérie demeure, d’ailleurs depuis des années, un des plus gros importateurs de céréales dans le monde. Ses importations sont, en sus, constituées principalement de blé tendre, utilisé pour, précisément, la production de pain. La facture consacrée à l’achat de céréales sur les marchés internationaux par l’Algérie a atteint, en 2016, 2,71 milliards de dollars contre 3,43 milliards de dollars en 2015.
C’est dire l’ampleur du gâchis lorsqu’on voit une partie de ce produit chèrement payé déborder de nos poubelles ou mêlé aux détritus de toutes sortes. Tous les observateurs peuvent s’accorder sur un fait : le prix bas de n’importe quel produit encourage la consommation et le gaspillage. Et c’est d’autant plus valable pour le pain puisque la subvention publique maintient son prix à la portée de toutes les bourses. Le revers de la médaille est que le citoyen n’est plus regardant sur la quantité qu’il achète tant est que le prix à payer est très bas. Et c’est cela qui engendre un gaspillage ahurissant du pain dont une grande quantité se retrouve parmi les déchets ménagers.
Toutes les campagnes de sensibilisation ne suffiront pas à inverser la tendance. Et à ce titre, tous les experts recommandent comme solution ultime la révision de la politique des subventions publiques qui doit se matérialiser par un réajustement du prix du pain de sorte qu’à la fin, il ne soit plus ce produit que l’on jette à tout-va. Une telle mesure est essentielle à plus d’un titre : elle permet de réduire par un effet domino la consommation de pain, le gaspillage, les importations de blé tendre et, évidemment, la facture d’importation.


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