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editorial / ACTUALITÉS

Le mal est dans le détail

Quelque 8% des enfants scolarisés consomment du tabac. C’est inquiétant, même si, d’un point de vue arithmétique, la statistique peut faire paraître un phénomène de moindre ampleur. C’est inquiétant parce que cette frange de la population devrait être celle qui succomberait  le moins au tabagisme, tant elle est censée bénéficier de deux boucliers de protection : les parents et le personnel éducatif, les enseignants en particulier. Ceci dans l’absolu, bien sûr.
Car, la réalité est tout autre. Malheureusement. Ni les parents n’arrivent à être suffisamment vigilants pour éviter que leurs enfants ne succombent à la tentation ni les enseignants ne parviennent à être persuasifs pour les éveiller aux dangers du tabagisme. Il faut dire que l’environnement ne les aide pas trop, n’en est du tout pas favorable, pouvons-nous dire. Il rend même davantage plus difficile la mission des parents et des enseignants.
Par environnement, on entend l’univers commerçant qui rend le tabac accessible aux chérubins. Incontestablement, la vente au détail de cigarettes, y compris dans les bureaux de tabac, est un facteur de propagation du tabagisme chez les écoliers. Chez les enfants en général, car si quelque 700 000 écoliers fument ou chiquent, ils seraient autant, sinon plus encore, à s’y adonner en dehors du circuit scolaire. Et en cela, outre les commerçants qui vendent du tabac aux mineurs, guidés par le seul profit, la responsabilité de l’État est entièrement engagée. C’est aux autorités qu’il revient de veiller à ce que l’interdiction de vente de tabac aux enfants soit respectée. Scrupuleusement respectée, car c’est une question de santé publique.
Or, à cette mission, l’État a grandement failli. L’on peut d’autant l’affirmer qu’il n’y a pas une rue dans les villes ou de place dans les villages d’Algérie où “des tables à tabac” ne sont érigées. Au vu et au su de tout le monde. Certainement que le gouvernement trouverait quelques utilités à ce commerce informel : cela occupe les jeunes et lui évite, du coup, de se préoccuper de leur trouver de l’emploi. Mais mesure-t-il le coût social d’une telle attitude ?


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