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editorial / ACTUALITÉS

Le monde a peur

Le président américain, Donald Trump, a réussi à balayer, d’un simple revers de la main, tout ce que son prédécesseur à la Maison-Blanche a pu construire, au bout de longs mois de négociations pour amener l’Iran à mettre un terme à ses projets nucléaires. En retirant son pays de l’accord signé avec Téhéran, Trump est, certes, allé dans le sens de sa propre logique électoraliste puisque, faut-il le rappeler, il s’agissait d’une promesse de campagne qu’il a, finalement, simplement mise à exécution. Le successeur de Barack Obama n’est pas à sa première incartade. Sa décision a fait l’effet d’un violent séisme, comme le démontre l’affolement manifesté par de nombreux pays, y compris parmi les alliés traditionnels de la première puissance mondiale.
Sans trop mesurer les conséquences, qui pourraient s’avérer dévastatrices, de son acte sur les relations internationales, le locataire de la Maison-Blanche a propulsé le monde au bord d’une grave crise. Les seuls à avoir salué ce geste restent Israël, l’Arabie saoudite et deux autres monarchies du Golfe pour des raisons évidentes qu’il est inutile d’énumérer. Pourtant si la tension politique et diplomatique dans cette région du Moyen-Orient, déjà bouillonnante, venait à dégénérer en conflit armé, il va sans dire que ces pays seraient les premiers directement touchés. Qu’importe le prix à payer si, finalement, l’objectif est de satisfaire les caprices de dirigeants mus par une insondable propension à faire la guerre à tout pays qui oserait contester une certaine hégémonie dans les relations internationales.
Dans les guerres faites au Liban, au Yémen et à la Syrie, le fil conducteur reste l’Iran puisque tous ces conflits sont déclenchés afin, pour les uns, d’enrayer l’influence grandissante de Téhéran dans la région et, pour les autres, de stopper l’expansion du courant chiite qui menacerait l’emprise sunnite sur les pays musulmans. Ce fil conducteur qui mène vers Téhéran serait-il un indice suffisant pour un conflit régional à venir ? Certes, on ne peut, en l’état actuel des choses, présager de quoi que ce soit. Mais, les inquiétudes exprimées par certaines grandes puissances, dont les dirigeants essayent déjà de contenir la situation en mobilisant les canaux diplomatiques, démontrent que l’heure est grave. Le fait que c’est le ministre de la Défense américain qui a tenu, hier, le crachoir pour tenter de tranquilliser ses alliés, notamment européens, n’est en tout cas pas de nature à rassurer.


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