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editorial / ACTUALITÉS

Le parfait bouc émissaire ou l’improbable marketeur politique

Il ne faut surtout pas en douter : Djamel Ould Abbes vient d’entamer, cette fois pour de vrai, la campagne du 5e mandat dont il veut être l’initiateur après avoir montré, il y a quelques semaines, son désir d’être le “maître des horloges”, lorsqu’il interdisait à tous, à l’intérieur de son parti, d’évoquer le sujet, se réservant la prérogative exclusive de donner le la.
Agit-il ainsi sous la dictée, ou veut-il devancer d’autres “soutiens indéfectibles” à Abdelaziz Bouteflika, comme il en existe aussi bien au FLN qu’ailleurs ? Dans la première hypothèse, comme dans la seconde, cette précipitation à se lancer dans “l’opération” n’est pas sans risque.
Si cette dernière sortie du secrétaire général du FLN découle d’une feuille de route tracée par qui de droit, il est possible que celle-ci soit inspirée par quelque volonté, en haut lieu, de sonder les intentions de certains et de surveiller les réactions d’autres, y compris celles de “partenaires politiques” étrangers. Car il reste fortement improbable que Bouteflika envisage de briguer un quinquennat de plus sans avoir, au préalable, l’assurance de pouvoir compter sur les soutiens traditionnels, internes et externes. Ould Abbes jouerait, dans ce cas, le rôle du parfait bouc émissaire. Et l’on sait que les boucs émissaires finissent, parfois, en dindons de la farce. Certains trouvent, en tout cas, qu’il en a le profil, d’autres estimant qu’il ne doit son poste de secrétaire général du FLN qu’à ce profil, précisément.
Dans la seconde hypothèse, Djamel Ould Abbes serait animé par le souhait d’être le “premier de la classe”, celui qui, avant tous les autres, aura appelé de ses vœux une autre prolongation du règne de Bouteflika. Cela, aussi, serait conforme à la personnalité de cet homme. Mais, le risque, dans ce cas de figure, est double : beaucoup seraient réticents, à l’intérieur même du FLN, à lui emboîter le pas, d’une part, et, d’autre part, l’homme ne présente pas les critères d’un marketeur politique capable de convaincre, de susciter l’adhésion et de drainer des forces autour d’une initiative ou d’un projet qui, déjà, est peu défendable.
Pire, l’on pense, y compris chez les partisans du 5e mandat, soucieux des apparences, que Djamel Ould Abbes pourrait constituer un effet repoussoir et achever de discréditer, d’emblée, une candidature de Bouteflika en 2019, dont on sait, par ailleurs, qu’elle serait problématique, car peu vendable. n


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