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editorial / ACTUALITÉS

Le pays où le parallèle croise le légal !

Pour se délester de ce qui est considéré, suivant l’optique des pouvoirs publics, comme un fardeau, l’allocation touristique, un temps, l’État a trouvé la parade en tolérant et en orientant le client vers le marché parallèle. Ce marché illégal, aurait-il d’ailleurs, selon les propos de l’ancien ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, une fonction sociale ? Le citoyen ordinaire, maintenu dans le statut d’humilié avec une allocation touristique à 100 euros lorsque des milliards de dollars se sont volatilisés ces dernières années, est implicitement orienté vers ces marchés.
À peine si les banquiers ne sont pas instruits de suggérer à leurs clients d’aller s’approvisionner au marché parallèle des devises du coin.
La prospérité de cette activité a vite capté les appétits les plus voraces de toutes les activités illégales et les trésors des fléaux qui ont fleuri à l’ombre d’un pouvoir absent ou aveugle.
De palliatif pour le touriste ou l’étudiant, volontairement laissé se développer dans toutes les villes du pays, ce business a muté pour devenir un ogre qui concurrence l’économie nationale. Pire, il la menace tant il nourrit, selon les estimations, une bonne partie de toutes les transactions commerciales, les importations. Surtout le fruit de la corruption qui se réfugie dans les valeurs sûres des devises. Et ce n’est pas un hasard si son ampleur a attiré les regards du FMI qui, désormais, intègre ce facteur dans les paramètres de son analyse. Car, c’est l’État qui veille et encourage, est-il avéré, cette activité semi-légale qu’aucune autorité, vu sa taille, ne peut contrôler.
Peut-on s’attendre à une réaction officielle ? C’est incertain, répondront même les plus optimistes. Car même des hommes d’affaires, des importateurs gravitant à la périphérie du cercle présidentiel, font leurs emplettes de dollars au Square.
Et ce n’est pas le FMI, tant que le pays n’est pas débiteur, qui pourra ramener au pragmatisme nos gouvernants. Parce qu’ils ne sont mus, ces dernières années, que par l’instinct de survie, la leur qui dépend de celle du système qui les a cooptés ou créés.


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