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editorial / ACTUALITÉS

Le plus dur est à venir

En décidant de n’entrevoir la solution à la crise politique actuelle qu’à travers l’engagement d’un processus électoral, dans le cadre de l’application stricte de l’article 102 de la Constitution, le régime s’est rendu à une résolution mal inspirée. En est-il conscient ? Peu sûr que ce soit le cas, tant est qu’il se croit toujours capable de se tirer d’affaire y compris dans les situations politiques les plus compliquées.

Prend-il acte que son entreprise, fruit d’un choix entêté, est vouée à l’échec ? Certainement, puisque, non seulement le peuple n’a de cesse de le lui signifier depuis le premier vendredi de colère, mais aussi des magistrats et des élus locaux, incontournables acteurs dans l’opération projetée, viennent de se démarquer publiquement du processus électoral, révision du fichier électoral et organisation de vote. Nul besoin de souligner que sans l’implication des APC et des magistrats, l’élection présidentielle, prévue pour le 4 juillet prochain, est quasiment impossible à organiser. Alors, que feront les maîtres de la décision du moment face à cette difficulté qui, à l’évidence, est insurmontable ? La sagesse leur recommande de renoncer au projet de transition qu’ils préconisent et de laisser le peuple réaliser son destin. La velléité de pérenniser le système en le recyclant les incite à aller au bout de leur entêtement à imposer leur volonté. 

De ces deux options, ils semblent privilégier la seconde, car, pour eux, le désir de sauver le système est plus fort que tout, voire irrésistible. D’ailleurs, ne manœuvrent-ils pas pour affaiblir le mouvement du 22 février et la formidable mobilisation populaire afin d’imposer leurs choix ? Manœuvres qui ne peuvent cependant prendre, tant est que le peuple n’est pas dupe et qu’il ne lâchera pas la proie pour l’ombre. On en veut pour preuve l’accueil que les citoyens réservent aux membres du gouvernement Bedoui qui s’aventurent à effectuer des visites d’inspection dans les wilayas. Les ministres sont déclarés persona non grata et leur présence chahutée. Ce qui est significatif d’une rupture irrémédiable entre le système et les Algériens. Une rupture qui disqualifie la transition, et donc l’élection présidentielle, menée par ce que la rue désigne par les “3B”, en référence à Bensalah, Bedoui et Belaïz, respectivement chef de l’État, Premier ministre et président du Conseil constitutionnel. Définitivement. Au fait, pour le régime, le plus dur est à venir. 


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