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editorial / ACTUALITÉS

Le pouvoir de la raison

Il aura fallu pas moins de dix interminables réunions entre le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) et le ministère de la Santé pour espérer un dénouement à cette situation de blocage, qui a beaucoup pénalisé les malades hospitalisés ou en consultation dans les CHU.
Longtemps ballottés entre les compétences du ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur, qui se rejetaient l’attribution d’une initiative de souveraineté, les médecins résidents ont finalement contraint celui de la Santé à prendre en main les négociations avec leur collectif qu’on pensait avoir à l’usure. En grève depuis plus de quatre mois, les médecins résidents ont fini par avoir, à la table des négociations, le premier responsable du secteur qui, lui-même, est passé par ce stade et qui a dû, certainement, vivre cette longue période d’astreinte dans des conditions difficiles.
Finalement, que de temps perdu au détriment des malades et une aura flétrie du pays quand on a vu les visages ensanglantés de cette élite qui ne demandait que des conditions de travail décentes et un statut ! Pour cela, les médecins, déterminés à aller jusqu’au bout de leurs revendications, sont allés jusqu’à boycotter leur examen du DEMS qui représentait pour chacun d’eux un idéal, après tant d’années d’études.
En fin de compte, le ministre de la Santé a semblé lâcher du lest, et c’est tant mieux, pour peu que la grève s’arrête au grand bonheur des malades, d’une part, et des revendications des résidents, d’autre part. Ces derniers auront le dernier mot puisque ce seront eux, au cours d’assemblées générales de chaque CHU, qui décideront de la reprise, mettant en avant la santé du citoyen avant la matraque dont ils ont été les victimes, car on ne tabasse pas son élite, on discute avec elle. C’est la seule option possible si on veut parvenir à un consensus partagé. C’est, semble-t-il, par cette nouvelle approche que le pouvoir a choisi d’en finir avec ce bras de fer dont il sait qu’il sera le grand perdant, en ces moments d’ébullition qui préparent une importante échéance en 2019.


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