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editorial / ACTUALITÉS

Le pouvoir n’attire plus

Le pouvoir n’arrive pas à élargir sa base clientèle aux partis de la mouvance islamiste. Malgré tout ce qu’il a tenté pour les ramener dans son giron. Du moins à l’endroit du Mouvement de la société pour la paix (MSP) auquel l’offre d’intégrer le gouvernement a été faite après le dernier scrutin législatif. Et, première déduction, s’il ne parvient pas à recruter comme auparavant, c’est que sa fréquentation n’attire plus grand monde. Non pas à cause de sa nature qui aurait changé, devenant plus mauvais qu’il n’a été auparavant, mais parce que, d’abord, il  n’a plus les moyens de sa politique et, ensuite, ses centres de décision sont de moins en moins visibles, voire pratiquement inidentifiés.
La crise financière étant là, si pesante, les partis, exception faite du binôme FLN-RND et des rares petits affidés qui s’y accrochent, faute de pouvoir se réaliser ailleurs, ne souhaitent pas s’y compromettre. À plus forte raison quand ils savent qu’au bout, ils ne doivent pas aspirer aux lauriers, mais à répondre solidairement de l’échec. Cette réalité du Pouvoir désavantage plus qu’elle n’arme d’arguments les militants qui manœuvrent pour ramener leurs partis à rejoindre l’aréopage, mince, il faut le dire, des courtisans et autres thuriféraires. Cette infortune, l’ancien président du MSP, qui fut longtemps ministre, Abou Djerra Soltani en l’occurrence, la vit douloureusement.
Sa désillusion est d’autant plus forte qu’il n’a pas pu trouver parmi les militants du parti suffisamment d’ouailles pour l’accompagner dans sa perspective politique. Tellement d’ailleurs que le triomphe de Makri, perçu comme un opposant radical, dans la rivalité que les deux hommes se sont livrée, paraît facile. C’est que les militants islamistes, y compris ceux du MSP, parti jadis allié du pouvoir, sont convaincus qu’ils sont proches de la réalisation de leur idéal et considèrent que ce serait une erreur de céder aux sirènes du pouvoir, dont la fréquentation est peu recommandable en situation de crise.


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