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editorial / ACTUALITÉS

Le Président, la Présidence et les amis du Président

Depuis le déclin de son état de santé des suites de l’AVC dont il avait été victime en avril 2013, le président de la République ne s’est jamais exprimé publiquement. À l’impossible nul n’étant tenu, il a donc fallu faire entorse à l’article 84 de la Constitution révisée, qui stipule que le président de la République “s’adresse directement à la nation”. C’est donc à la Présidence, le plus souvent, et aux amis et proches d’Abdelaziz Bouteflika, accessoirement, qu’a échu cette obligation de parler en son nom au peuple. Cela ne pouvait se passer sans quelques couacs et autres malentendus. Couacs et malentendus que l’opinion impute, forcément, à l’état de santé du Président. On a souvent cru déceler des “anormalités” dans les messages écrits lus au nom du Président ou diffusés par l’Agence officielle de presse. C’est ainsi qu’une fois, par exemple, “on” a dénoncé, au nom de Bouteflika, “les sornettes” de la presse. Or, il est évident que, chez nous aussi, “un Président ne devrait pas dire ça”. Ce qui n’a pas manqué de susciter une avalanche de questions, l’une amenant l’autre : “Qui parle au nom du Président ?”, “Qui s’est approprié l’expression présidentielle ?”, puis, fatalement, “Qui gouverne en Algérie ?”
Face à un tel flot d’interrogations qui reposent, bel et bien, sur de vrais chahuts d’une communication présidentielle ouverte à tous les vents, les professions de foi d’un Ouyahia, d’un Ould Abbes ou encore d’un Benyounès, ne font, le plus souvent, que renforcer les doutes. Les interventions épisodiques des “amis et proches” de Bouteflika, appelés à la rescousse pour témoigner, au sortir d’un tête-à-tête, de “l’amélioration” de sa santé, de son “alacrité” ou de sa “bonne santé mentale” ne sont pas d’une plus grande utilité. La dernière en date, à savoir celle qui a impliqué Farouk Ksentini, a carrément tourné au mélodrame. Lui jure qu’il a été reçu en audience par Bouteflika, la présidence de la République dément et l’accuse de “fabuler”, pas moins. Nous sommes, décidément, face à un problème de santé mentale. D’une manière ou d’une autre ! Et quand on constate la piètre qualité d’écriture du communiqué d’El-Mouradia, on se rappelle des “sornettes” de la presse et l’on est alors forcé de dire que, chez nous aussi, “une Présidence ne devrait pas écrire comme ça”. Redeviennent alors fondées les incertitudes et les appréhensions nées dès l’entame du quatrième mandat, pendant que les “amis et proches” du Président se projettent, eux,… dans le cinquième quinquennat. Cela n’augure pas de jours meilleurs…


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