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editorial / ACTUALITÉS

Le prix du baril et la géopolitique

De grandes incertitudes planent sur les marchés pétroliers, à la veille de la réunion ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) prévue à Alger au courant du mois de septembre. Les troubles, pour ne pas dire les bouleversements géopolitiques que provoquent les décisions américaines, sous un Donald Trump à la fois excessif, intempestif et jusqu’au-boutiste, jettent le désarroi dans les pays pétroliers et gaziers qui craignent l’effondrement du compromis laborieux conclu en septembre 2016. Rien n’est sûr, en effet, quant à la reconduction de l’accord d’Alger, qui, au demeurant, n’a pas été scrupuleusement respecté jusqu’ici. L’Iran, sur lequel s’abattent les sanctions économiques américaines, est convaincu que certains membres de l’Opep ont failli à leurs engagements.
Aussi réclame-t-il une réunion extraordinaire de l’Organisation. Sa requête risque, cependant, de ne pas être entendue, étant donné qu’en ce moment, la cohésion n’est pas le point fort de l’Opep sur laquelle ricochent les frictions diplomatiques entre certains États parmi ses membres. La requête risque de rester lettre morte, en raison aussi de la proximité du rendez-vous d’Alger. Un rendez-vous dont personne ne peut prévoir l’issue. Pas même le pays hôte. Ce que, d’ailleurs, le président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumène Ould Kaddour, n’a pas hésité à noter.
S’exprimant sur le dossier jeudi à Béjaïa, il a juste souhaité que l’accord de 2016 soit maintenu, c’est-à-dire reconduit lors de la rencontre du mois prochain à Alger. Un souhait synonyme de pessimisme que le P-DG de la compagnie nationale des hydrocarbures ne cache d’ailleurs pas, confiant que “ce qui se passe actuellement aura certainement avec, notamment, la conjoncture politique actuelle aux États-Unis et au Moyen-Orient un impact sur la réunion que personne ne peut prévoir”. Aussi, faudra-t-il, assurément, des trésors de diplomatie pour espérer trouver une nouvelle synergie au sein de l’Opep, car rien ne dit que certains pays membres ne feraient pas le choix de l’intérêt politique au détriment du profit économique que générerait un prix de baril élevé.


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