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editorial / ACTUALITÉS

Le règne de l’impunité

L’incompétence a toujours peur de l’intelligence et ce n’est sans doute pas l’université algérienne, qui continue de patauger dans son inqualifiable médiocrité, qui va soutenir le contraire. Mais comment un universitaire connu pour ses nombreuses et pertinentes contributions à l’approfondissement des connaissances et du savoir peut-il devenir, du jour au lendemain, persona non grata dans une enceinte qu’il a écumée des décennies durant ? C’est que le sens critique qui a fait la réputation de cet intellectuel prolifique dérange au sein d’une communauté qui a perdu, depuis longtemps, les valeurs qui étaient les siennes en tant qu’espace d’enseignement et d’échanges de connaissances. Visiblement, le naufrage est total. Par quelque bout que l’on explore la problématique, on se rend compte, rapidement, que le mal a métastasé. Et ce ne sont sûrement pas les quelques soubresauts dont sont à l’origine des professeurs ou des étudiants, au demeurant courageux mais finalement trop isolés, qui risquent de changer la donne. Administration rongée par le clientélisme et le favoritisme, trafic de diplômes, plagiat, quantité et qualité des travaux de recherche dérisoires… les maux sont nombreux et les solutions absentes. L’exacerbation de la violence en milieu universitaire, ces dernières années, a achevé de ternir un tableau déjà trop sombre. L’université a cessé d’être ce lieu du savoir, de la recherche scientifique et de la formation des futures générations de cadres qui seront appelées à occuper les postes de responsabilité. Et ce n’est pas tant le diagnostic récurrent et sans appel qui est fait de cette institution académique qui fait mal, mais l’absence de toute volonté politique d’y remédier. Les différents rapports établis à ce sujet par les universitaires eux-mêmes ou par les experts indépendants ou encore par les cabinets internationaux s’accordent tous sur le constat. La situation est intenable. Mais qu’attendent les autorités pour agir et tenter de sauver au moins ce qui peut l’être ? Comment expliquer l’impunité qui continue d’entourer tous ces scandales impliquant de hauts responsables, actuels et anciens, et dont il a été prouvé qu’ils sont titulaires de faux diplômes ? Au vu du fonctionnement du régime en place, il serait naïf de croire en un sursaut des institutions pour tenter de changer les choses. Et pour cause, la gouvernance universitaire tire son essence de la gouvernance politique et a même tendance à en forcer le trait.


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