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editorial / ACTUALITÉS

Le risque

Le gouvernement Ouyahia ne sort pas grandi de sa gestion des conflits sociaux en cours. Son image a pris un sérieux coup. Les syndicats, confrontés à des tutelles pour lesquelles les temps du dialogue sont autant d’instants dédiés aux manœuvres, se plaignent, à juste titre, de l’attitude entêtée de l’Exécutif, de sa propension à faire appel au bras répressif de l’État pour mater du protestataire. Le traitement réservé aux médecins résidents, violemment réprimés dans l’enceinte même du CHU Mustapha-Pacha, en est, si besoin est, l’illustration parfaite. La classe politique, l’opposition surtout, qui n’est pas elle-même logée à meilleure enseigne, est également d’avis que le gouvernement gère très mal la situation, voire la complique et l’aggrave plus qu’il ne travaille à son apaisement. Les partis alliés ne sont pas en reste, même si, eux, se gardent d’en faire  un étalage public. La méthode Ouyahia les exaspère, eux aussi. Nous le savons pour les avoir écoutés se confesser dans les apartés. Mais comme il n’est point de pertinence à reprendre ce qui s’avoue uniquement en “off the record”, nous citerons, pour montrer ce que la politique gouvernementale envers les syndicats et la société civile inspire, les propos de la cheffe du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, hier en conférence de presse. “C’est surprenant. Il va de provocation en provocation. Il n’a plus le sens de la mesure. C’est une insulte, une provocation à l’égard des étudiants, de la jeunesse, des travailleurs et des syndicats. C’est comme s’il n’avait pas la capacité de discernement”, a-t-elle dit d’Ouyahia, un Premier ministre qui, nous devons à la vérité de le dire, n’a pas la réputation d’être un homme politique conciliant, encore moins porté sur la concession. Même ses alliés politiques lui trouvent ce côté entêté à vouloir avoir raison contre tout le monde. Une coquetterie, disons, qui n’est pas sans risque en ces moments de grandes turbulences générées par les incertitudes politiques et les difficultés sociales. Ahmed Ouyahia, qui est parvenu, non sans peine, à s’éviter momentanément les estocades répétées de Djamel Ould Abbes, n’est pas pour autant assuré de pouvoir éteindre le chaudron social. Du moins pas à sa façon d’agir.


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