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editorial / ACTUALITÉS

Le sniper et son souffre-douleur

Depuis sa prise en main du FLN, Djamel Ould Abbes n’a pas cessé de surprendre avec sa méthode qui imprime au parti une ligne de plus en plus illisible. Placé sous le parapluie du président Bouteflika, il dégaine devant la moindre contestation de ses décisions et partant de son pouvoir; il agit comme un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage, les formes et les textes réglementaires. Pour les besoins de son pouvoir, il a remanié à deux reprises le bureau politique sans l’aval du comité central dont la session réglementaire semble obéir à une programmation aussi aléatoire qu’un bulletin météo de février.
Sa stratégie a jusque-là consisté à gérer, en sa faveur, l’équilibre interne au sein du parti, et à dérouiller ses alliés, particulièrement Ouyahia, sa cible privilégiée dont il guette, à la manière d’un sniper, la moindre action, le moindre propos pour sortir l’artillerie. Au risque d’en faire, à ce rythme, une sympathique victime, digne de compassion au moment où sa cote d’impopularité a fait un nouveau bond. Risque-t-il même d’inverser sa cote de popularité et de nous le faire aimer. Car rien ne justifie une telle obsession. Surtout que les deux hommes ne sont pas dans une franche concurrence.
Même au FLN, le doute sur les intentions d’Ould Abbes commence à s’installer. Surtout avec un Ould Abbes qui a adopté comme ligne de conduite la culture du flou. Au point où même les cadres du parti avouent leur incapacité à décrypter sa démarche.
Son ambition avouée - mener la campagne pour un 5e mandat pour Bouteflika - ne devrait pas constituer un motif pour chambouler les mœurs du parti (du moins ce qu’il en reste) ni à ouvrir gratuitement des fronts qui n’ont raisonnablement pas lieu d’être. Et rien n’indique qu’il va s’arrêter en si bon chemin. Parce qu’il semble qu’il a trouvé en Ahmed Ouyahia son souffre-douleur. Et pour les récalcitrants, il garde toujours la carte du Président, président du parti et donneur d’ordre, qu’il peut brandir comme “un épouvantail” pour les dissuader de la moindre action contre lui.


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