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editorial / ACTUALITÉS

Le syndicalisme face au jusqu’au-boutisme

Tous les appels à la sagesse lancés et renouvelés, à maintes reprises, par différentes parties et les cris de détresse émis par les élèves et leurs parents, des semaines durant, n’ont pas pu infléchir la position “jusqu’au-boutiste” du Cnapeste, malgré la légèreté des revendications soulevées et l’illégalité de sa grève. Il aura, donc, fallu la méthode forte de la tutelle pour faire entendre raison aux protestataires qui, tout au long de leur mouvement, n’ont pas montré un brin de compassion envers les élèves qui risquent de voir leur année scolaire virer au cauchemar tant redouté de l’année blanche. Certes, il ne s’agit pas ici d’épiloguer sur le droit de grève, consacré par la loi fondamentale du pays, mais il est toujours loisible de rappeler, à tout un chacun, le devoir d’être à la hauteur d’une certaine éthique qui doit imprimer l’action syndicale. Lorsque la ministre de l’Éducation nationale fait appel aux consciences, dans une énième tentative de raisonner les grévistes, c’est que, indubitablement, quelque chose s’est cassée dans la conception que nous pouvons avoir du syndicalisme. S’il est dépouillé de sa face éthique, c’est-à-dire tout ce qui fait qu’une action syndicale, de quelque ordre qu’elle soit, doit se faire pour défendre ses propres intérêts mais sans jamais mettre à mal ceux des autres, le concept de pouvoir syndical perd toute sa substance pour ne pas dire ce qui fait son âme. C’est pour tout cela que ces mouvements de grève cycliques, qui ne cessent de chahuter la scolarité des élèves deviennent, à force d’en forcer le trait, un comportement condamnable, à plus d’un titre, tant est que même l’opinion publique s’est montrée de plus en plus agacée par cette propension à recourir à la grève pour la plus farfelue des doléances. Les parents d’élèves ont dû y mettre du leur, comme cela avait été le cas à Tizi Ouzou, Béjaïa et Blida, pour placer les protagonistes devant leurs responsabilités. C’est que la patience a des limites et, d’ailleurs, ils n’ont pas tardé à battre le pavé pour ramener les protestataires à la raison et à ne pas mettre en péril la scolarité des élèves. Malgré tout cela, les grévistes sont restés sourds à toutes les sollicitations, voire supplications des intéressés. La tutelle a donc dû recourir à la force de la loi pour tenter de remettre de l’ordre dans un secteur qui risquait de plonger dans le néant. 


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