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editorial / ACTUALITÉS

Le temps de la “coca-politique” ?

Le limogeage du directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, annoncé dans un communiqué laconique de la présidence de la République, hier en fin de journée, n’était ni attendu ni prévisible. Il est vrai que la chronique algéroise a régulièrement fait état d’ambitions personnelles que nourrirait l’homme dans la perspective de la prochaine élection présidentielle et, du coup, de certaines mésententes et de conflits dans les relations que l’homme entretenait avec d’autres pontes du régime. Mais rien ne présageait une telle tournure des événements alors même que ledit régime est tout accaparé par l’écriture d’un scénario pour la succession de 2019. Sauf à considérer que ce scénario est déjà concocté et validé. Auquel cas, l’éviction du désormais ex-DGSN serait une sorte de “mise hors d’état de nuire” d’un personnage qui ne serait plus dans le coup et qui, par conséquent, pourrait s’avérer encombrant. Un grain de sable dont on aurait ainsi libéré la mécanique du régime qui se serait mise en branle, non pas pour un cinquième mandat de Bouteflika, auquel Hamel ne se serait jamais opposé, mais plutôt pour une alternance-maison.
On se serait sans doute arrêté à cette seule lecture, au demeurant assez simple, voire assez classique, du fonctionnement de notre système politique, si cette grosse affaire de saisie de 701 kg de cocaïne au port d’Oran n’était pas venue défrayer la chronique, mais aussi fausser “la partie d’échecs” qui, manifestement, était déjà engagée en haut lieu. Car, d’évidence, le peu d’informations déjà révélées sur cette affaire, plus souvent au moyen de fuites que par le biais d’une communication institutionnelle officielle, indique clairement qu’elle n’est pas le fait de petits délinquants désœuvrés, mais de gros requins assurés d’avoir la main haute sur la justice.
Mais il est possible que nous soyons dans une véritable séquence de “coca-politique”. Car cette seconde lecture du limogeage de Hamel pourrait n’être, en fait, qu’un complément de la première : on peut supposer, du moins jusqu’à preuve du contraire, que l’affaire de la cocaïne n’aurait jamais éclaté et que l’opinion n’en aurait rien entendu s’il n’y avait pas cette succession au pouvoir qu’il va falloir négocier. On savait que l’opération pouvait mal tourner et donner lieu à des conflits à couteaux tirés, voire à une guerre clanique sans merci. Celle-ci a peut-être déjà commencé.


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