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editorial / ACTUALITÉS

Le vrai peut combattre le faux

Les fake news — ou fausses nouvelles/informations — sont vieilles comme le monde. Depuis toujours, elles ont pris place dans la vie des hommes et des sociétés d’autant que, par nature, l’humain est sensible au sensationnel, sans doute parce qu’il lui permet d’échapper à la banalité et à la routine du quotidien.
Les hommes ont donc toujours aimé les histoires les plus invraisemblables répondant à un besoin inné de divertissement. Et il s’est toujours trouvé des “médias”, d’abord dans une forme primitive puis de plus en plus élaborée, pour satisfaire ce besoin en produisant de “l’info”.   
Les fausses informations n’ont donc pas attendu l’avènement de l’internet et des réseaux sociaux pour exister et même passionner. En revanche, les nouvelles technologies de communication ont incontestablement libéré, voire débridé, la circulation des informations. Et c’est tout naturel que les plus choquantes d’entre elles soient plus prisées et donc mieux partagées et plus commentées. Mais cela s’observe beaucoup plus dans les sociétés où le récepteur ou “consommateur” de l’information, en l’occurrence le citoyen, considère, à raison, qu’on ne lui dit pas tout. Et qu’on lui cache l’essentiel. C’est malheureusement le cas chez nous. C’est donc, généralement, l’absence d’une information vraie qui favorise l’invention puis la propagation des fake news. Car, dans la pratique, et pendant trop longtemps, la communication officielle est toute mobilisée pour “tout positiver” dans tous les domaines de la vie publique, s’interdisant de livrer au citoyen la moindre information qui fâche ou qui “ternit l’image du pays” pour reprendre une expression omniprésente dans le discours officiel.
L’intrusion de l’internet et des réseaux sociaux dans la vie quotidienne des Algériens aurait dû impliquer l’entame d’une refonte immédiate de la communication officielle, de sorte à libérer l’information vraie pour ne pas laisser de place à la manipulation des faits.
Mais c’est là un chantier qui, comme tant d’autres, est bloqué par une conception éculée du pouvoir et de son exercice. Notre pays reste donc un champ propice à la circulation des fausses nouvelles et nos concitoyens risquent de figurer parmi leurs plus gros consommateurs dans le monde. Cela peut comporter des risques sur la cohésion sociale, voire sur la sécurité nationale, sachant que le partage des fake news ne bute sur aucune frontière, fût-elle hermétiquement fermée.


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