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editorial / ACTUALITÉS

L’école “informelle”

Activité marginale et bénéficiant surtout aux catégories aisées de la société, la dispense de cours particuliers, communément appelés cours de soutien, est devenue, au fil des ans, un phénomène sociétal qui tend même à se banaliser. Affiches placardées sur les murs, dépliants déposés dans les boîtes aux lettres, annonces diffusées sur les réseaux sociaux et les sites internet, la palette publicitaire utilisée pour présenter les offres est de plus en plus variée. Ce qui démontre que l’activité commence sérieusement à déborder de son champ d’action “éducationnel” pour prendre les allures d’une opération, principalement lucrative. Pilier fondamental du système éducatif, l’enseignant, dont la noblesse de la mission n’est plus à démontrer, est en train de virer doucement mais sûrement vers un inacceptable affairisme, sous l’attrait de l’argent rendu possible, faut-il le dire, par l’explosion de la demande en la matière. L’expansion de ce phénomène illustre, en réalité, le degré d’érosion de la confiance des Algériens dans leur système éducatif.
La détérioration évidente et de plus en plus manifeste de la qualité de l’enseignement, malgré les efforts et les bonnes volontés des responsables du secteur, pousse les parents, quels que soient leurs revenus, à recourir aux cours de soutien dans le but d’aider leur progéniture à améliorer ses résultats scolaires. Ce n’est certes pas toujours évident car ce sont les mêmes enseignants qui dispensent les cours dans les établissements scolaires qui, en dehors de leurs heures de travail, rejoignent les garages, hangars et autres lieux de fortune  pour donner ce qui est faussement appelé des cours particuliers.
Il est, en effet, inutile de s’attarder ici sur les espaces généralement inappropriés et insalubres, utilisés pour dispenser les cours. Tout cela ne semble pas émouvoir nos gouvernants. Pour le moment, au niveau du gouvernement, on ne veut surtout pas ouvrir le dossier par crainte de déclencher l’ire des syndicats d’enseignants. D’ailleurs, lors de la réunion qui a regroupé la ministre de l’Éducation nationale et les syndicats du secteur, on a parlé de tout, sauf de ce sujet. Il va sans dire que les autorités ne peuvent continuer à observer une telle dérive éternellement sans broncher. Mais, à un moment, leur intervention devient nécessaire pour mettre le holà à une activité, le moins qu’on puisse dire, est qu’elle porte lourdement atteinte à l’image d’une l’école déjà loin d’être à la hauteur des espoirs placés en elle.


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