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editorial / ACTUALITÉS

Leçon de démocratie

Le 5e congrès ordinaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) aura été un moment empreint d’une forte émotion mais  aussi l’un des rares rendez-vous où la démocratie a prévalu. Une forte émotion, certainement, puisque c’est forcément à regret que l’on se surprend à prendre acte de la décision d’un Saïd Sadi, immense homme politique et intellectuel, lucide et percutant, de mettre un terme à son implication partisane. Un moment de démocratie, parce que la voix des militants du parti, réunis en congrès, a véritablement compté. La réaction du congrès au projet de re-baptisation du parti est, incontestablement, à la fois, un signe de lucidité et de vitalité politiques. Autrement dit, ce ne serait pas aussi mauvais que cela qu’une telle chose arrive, bien au contraire. D’abord, il y a raffermissement de la souveraineté d’un congrès que les coulisses, il a dû y en avoir, n’ont pas réussi à convaincre, comprendre orienter, voire asservir. Ensuite, ce que le RCD a donné à observer participe de ces leçons de démocratie que peu de partis parviennent à administrer. Car, c’est l’une des rares fois où un congrès ajourne, sinon rejette des recommandations qui lui sont soumises. Tant mieux, dirions-nous aussi, que les choses se soient passées ainsi. Car, ce n’est jamais bon d’évacuer de la sorte un riche patrimoine, de le ranger au musée de l’histoire, quand bien même la résolution aiderait à de nouveaux départs. Au-delà du sigle, le RCD c’est d’abord des hommes, des pionniers dans les luttes pour l’identité et la démocratie, des chemins ardus et autant de sacrifices. Aussi, changer de sigle n’est pas une entreprise aisée. Et le congrès du parti l’a prouvé. Tant mieux d’ailleurs, car s’il était advenu, il y avait fort risque que ce soit compris comme un délestage d’un passif devenu plus une charge alourdissante qu’un levier qui propulse vers l’avenir. Car ce qui se comprend, aisément par ailleurs, ne s’explique pas forcément chez nous. Là où de nouveaux sigles se sont inventés ou greffés sur des dénominations recalées, sinon peu garantes de scories électorales, les contextes s’y sont sûrement prêtés. Mais ce n’est pas forcément le cas chez nous. Rebaptiser “Les progressistes” le RCD, c’est, pour les mauvaises langues, faire dans le mimétisme béat de ce qui s’est fait en France.  Or, en politique, il n’est pas toujours judicieux de mimer les autres. Surtout pour un parti qui a eu longuement à souffrir de l’accusation, infondée et ridicule, de “hizb França”. La décision du congrès coupe court aux spéculations qui n’y auraient pas manqué.


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