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editorial / ACTUALITÉS

L’équation politique à une invariable

L’armée a, de tout temps, pesé sur la vie politique nationale. D’une manière ou d’une autre. Nulle équation politique, depuis l’aube de l’Indépendance, voire durant la guerre de Libération déjà, ne s’est équilibrée ou déséquilibrée, c’est une question de point de vue, sans son intervention. C’est un secret de Polichinelle. C’est d’ailleurs tellement vrai qu’aujourd’hui encore, à la veille d’une échéance électorale déterminante, l’élection présidentielle de 2019, en l’occurrence, se retrouve au centre des préoccupations, voire des sollicitations partisanes. Deux formations politiques, au moins, de l’opposition plus précisément, l’ont expressément invitée à intervenir dans le champ politique, tout en se gardant toutefois de lui en définir les formes. Cela devrait-il réjouir ou inquiéter ? À notre sens, même si toute l’opposition venait à converger vers cette même requête, il reste mal indiqué que l’armée entre dans l’arène politique.  
De plus, rien ne saurait justifier l’intrusion de la grande muette dans le jeu politique, pas même le contexte politique difficile. Il est d’ailleurs fort étonnant que le président du MSP, dont la voix a aidé, pendant plus de 5 ans, à l’amplification du discours de l’opposition, se montre insistant, allant même jusqu’à démarcher d’autres leaders politiques pour les rallier à sa cause, pour que l’armée soit un acteur prépondérant, du moins actif, de la transition démocratique que son parti préconise.
C’est étonnant, parce qu’une telle demande trahit, ouvertement, une incapacité de la classe politique à s’émanciper d’une présence tutélaire et sécurisante de l’armée. Aussi, il y a, certainement, un grave risque à ce que celle-ci soit sollicitée de la sorte. Ce n’est, en tout cas, pas la meilleure des options pour dépasser le système dont la matrice s’articule encore, quoi qu’en dise Ould Abbes, autour de l’armée.
Une armée qui, parfois, s’oublie ou fait exprès de révéler sa proximité avec la sphère politique. En témoigne, si besoin est, la lettre de félicitations adressée par le chef de l’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah à Amar Saâdani, alors secrétaire général du FLN. Une politesse à laquelle n’auront pas droit les autres chefs de parti.


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1 réactions
Fraternity le 18/07/2018 à 14h00

l'Armée est la colonne vertébrale de la vie politique dans le pays; la seule l'unique et l'incontournable. Vu son poids, elle préfère jouer seule et ne partager aucun pouvoir. Quant à la transition démocratique, elle peut attendre, car elle se conjugue mal avec l'Armée puisqu'elle est antinomique. L'état de pourrissement,de corruption et de faillite des institutions est alimentée par une vingtaine de généraux; Les partis microscopiques(d'opposition)sont infestés par les services de l'Armée

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