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editorial / ACTUALITÉS

Les députés dos au mur

Les députés qui ont prié pour que le gouvernement leur évite la pression du hirak en mettant sous le coude le projet de loi sur les hydrocarbures, approuvé en Conseil des ministres, n’ont pas été entendus. Le texte a fini par atterrir à l’Assemblée populaire nationale et est, depuis hier, au niveau de la commission économique. 
Le processus ainsi enclenché met surtout les députés de la majorité parlementaire, qui se recrutent principalement dans les deux partis FLN et RND, dans une posture inconfortable, même s’ils ne risquent pas de surprendre en faisant barrage au projet. Il n’est pas dans leurs habitudes de contrarier l’Exécutif. Et ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’ils vont se découvrir des penchants pour la bravade. Que les états-majors des deux partis aient exprimé des réserves sur le projet en question, cela ne vaut pas consigne à leurs parlementaires pour rejeter le texte controversé. Des députés des deux partis, interrogés hier par Liberté, ont au demeurant affiché ouvertement leur disposition à débattre le texte et le voter. Ils ne le voteraient pas dans les conditions les meilleures, mais ils le voteraient quand même. C’est ce que veut l’Exécutif qui, faut-il le rappeler, garde toujours l’ascendant sur le législatif. Et ce que le gouvernement réclame au Parlement, il l’a souvent obtenu. Parfois sans même devoir faire des concessions. Il est d’ailleurs peu probable que les députés de la majorité parlementaire en réclament, tant leurs chapelles sont considérablement fragilisées par les affaires qui éclaboussent leurs anciens dirigeants, mais aussi la contestation populaire qui les cible et qui s’est accentuée avec l’avènement du mouvement du 22 février. 
Un mouvement qui, pour sûr, maintiendra la pression sur les députés de la majorité qui, sans contester, subiront en même temps la pression de l’Exécutif, laquelle sera également forte, car le gouvernement a résolument choisi de réviser la loi sur les hydrocarbures et voudrait certainement la promulguer dans la substance qu’il lui a définie et dans les délais qu’il aurait arrêtés. 


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