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editorial / ACTUALITÉS

Les élèves entre le marteau et l’enclume

Les établissements scolaires risquent de connaître de nouveau la paralysie, après deux années de relative stabilité, découlant de la signature entre le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats du secteur d’un pacte de stabilité. Le mouvement de protestation, qui a abouti au blocage de la scolarité dans deux wilayas du pays, Blida et Béjaïa, pourrait s’étendre à tout le territoire national si le Cnapeste venait à maintenir son mot d’ordre de grève illimitée à partir de demain. La réunion ayant regroupé, hier, les représentants du syndicat et de la tutelle n’a pas abouti à un terrain d’entente entre les deux parties qui permettrait de désamorcer cette crise. L’éducation nationale se prépare donc à connaître un mouvement de protestation de grande ampleur puisque la grève annoncée n’a pas de limite dans le temps. D’où, l’inquiétude des parents de voir poindre de nouveau le risque d’une année blanche aux conséquences désastreuses sur la scolarité de leurs enfants. Les concernés avaient déjà exprimé publiquement leur mécontentement face à l’attitude de jusqu’au-boutisme affiché par les représentations du syndicat dans les deux wilayas. Cet agacement est surtout motivé par les revendications jugées légères par rapport à l’ampleur du mouvement de grève qui se poursuit et qui paralyse la majorité des établissements scolaires dans ces régions depuis, pratiquement, la rentrée. Si le droit à la grève demeure, en soi, un acquis indiscutable garanti par la Constitution, le recours abusif et répété à ce type d’action, parfois pour des motifs peu convaincants, finit assurément par exaspérer les élèves, leurs parents et, par-delà, l’opinion publique. Celle-ci ne comprend pas qu’on puisse mettre la scolarité des enfants dans la balance, au moment de conduire un mouvement de revendication, aussi légitime soit-il. Certaines voix n’hésitent pas, en effet, à mettre en avant, et à raison d’ailleurs, les valeurs et principes qui fondent le syndicalisme pour appeler à la sagesse et à la sauvegarde d’une certaine éthique. À plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un domaine aussi noble et aussi sensible que celui de l’enseignement et de l’éducation. Bien évidemment, il ne s’agit pas ici de dédouaner les pouvoirs publics de leur responsabilité dans le pourrissement que connaissent plusieurs secteurs sur le plan social. Loin s’en faut. Leur attitude, comme on l’a vu avec la protesta des médecins résidents et d’autres catégories sociales, est condamnable à plus d’un titre. Au dialogue qui doit primer dans ces cas de figure, on fait le choix d’opposer la répression par la matraque ou, au mieux, la sourde oreille. Et à la fin, dans un cas comme dans l’autre, c’est le citoyen qui paiera les pots cassés.


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