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editorial / ACTUALITÉS

Les équations complexes de la rentrée…

Les arbitrages budgétaires au titre de l’année 2020 commencent maintenant. L’exercice s’annonce d’emblée acrobatique pour un gouvernement en mal de légitimité. L’actuel exercice s’annonce tout aussi complexe, car d’autres voyants virent au rouge, complétant ainsi un tableau de bord dont les indicateurs traduisent l’échec de toutes les politiques économiques et sociales de ces vingt dernières années. Les arbitrages sont nécessairement politiques, alors que la marge de manœuvre politique de l’actuel Exécutif est quasi nulle, au-delà, bien évidemment, des possibilités techniques dont il dispose pour faire face à la situation financière actuelle. 

En plus des arbitrages imminents liés au budget du prochain exercice, qui nécessitent à la fois une parfaite légitimité et du doigté pour gérer les impératifs de croissance et les exigences de rigueur budgétaire, le gouvernement aura fort à faire pour réduire le coût social de la crise. Hausse du taux de chômage, baisse de la croissance, érosion du pouvoir d’achat, pauvreté, amenuisement des ressources financières, entreprises publiques en difficulté, insuffisance des filets sociaux, services publics en piètre état… autant de casse-têtes qui témoignent de l’aggravation du coût social de la crise auxquels le gouvernement devra faire face dès la rentrée. 
Au plan macroéconomique, des arbitrages tous aussi complexes attendent le gouvernement, lequel doit slalomer entre l’exigence d’un retour à la croissance, l’impératif de réduire les déficits budgétaire et courant, la nécessité de rehausser la contribution de la fiscalité ordinaire au budget, l’assainissement des finances publiques, etc. En revanche, moins de croissance signifie moins d’emplois à offrir, faisant grimper ainsi le taux de chômage. 
Or, pour qu’il y ait de la croissance, l’Exécutif doit injecter de l’argent dans l’économie, à l’heure où les avoirs s’amenuisent et les notions d’orthodoxie budgétaire plaident pour une rationalisation des dépenses. Il y va aussi du redressement des comptes publics. Mais tous les choix ne sont pas permis. Du reste, à défaut de pouvoir demander aux citoyens de consentir un effort, faute de légitimité, l’actuel gouvernement doit appliquer cet effort au train de vie de l’État. Les excès ont trop duré.


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