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editorial / ACTUALITÉS

Les limites d’une démarche

Le gouvernement, à travers le ministère du Commerce, a décidé de lutter contre le commerce informel durant le mois de Ramadhan. L’intention est louable, sauf qu’elle est plus facile à exprimer qu’à concrétiser sur le terrain. Et ce, pour au moins deux raisons. La première, et c’est la principale, c’est que le mal est tellement profond qu’il faut plus d’une recommandation, de l’Exécutif soit-elle, pour en extirper et en délivrer l’économie nationale et, partant, la société. La seconde, non moins importante, c’est que la volonté politique à lutter pour de vrai contre le phénomène est sujette à caution.
En tout cas, ce n’est pas la chasse aux revendeurs de fruits et légumes et autres produits alimentaires qui squattent les trottoirs et les abords des marchés qui en constituerait un gage. Il en faut certainement plus. Car on n’en vient pas à débarrasser l’économie de ses “parasites” si l’action ne procède pas d’une démarche globale, laquelle, pour aboutir à des résultats tangibles, devrait nécessairement s’accompagner des solutions à même de faire éviter les récidives.
Pour cela, il est impératif que le gouvernement se départisse véritablement de ses élans populistes et s’en tienne à la seule orthodoxie économique. Des propos du genre de ceux tenus en son temps par le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, qui a publiquement déclaré que le marché informel de la devise a son utilité, tolérant ainsi son existence, devraient être bannis du lexique officiel.
Car, si les cambistes en sont venus à bénéficier des autorisations tacites du gouvernement pour exercer leur activité, au square Port-Saïd, comme ailleurs, pourquoi les petits marchands ambulants de fruits et légumes ne se considéreraient-ils pas, eux aussi, éligibles au même bénéfice ? Ils continueraient à commercer de la sorte, tant que le gouvernement ne leur offre pas d’alternatives viables en matière d’emploi. Or, en période de crise économique, l’emploi est l’un des secteurs qui en pâtit le plus. Nul besoin de le démontrer. Tous les économistes vous le diront.


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