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editorial / ACTUALITÉS

Les raisons de l’échec

L’Algérie, qui était jusqu’à un passé récent un pays producteur de gaz qui compte sur la scène internationale, est en train de voir ses parts de marché se réduire comme une peau de chagrin. La compagnie nationale Sonatrach, la mamelle que l’on pensait intarissable, continue, en effet, de subir les contrecoups des incessants bouleversements qui affectent le commerce international du gaz. Les difficultés dans lesquelles se débat la compagnie nationale, qui assure à la trésorerie publique l’essentiel de ses revenus, font peser sur le pays de sérieuses menaces. Et pour cause, l’économie nationale continue de dépendre presque exclusivement de la rente pétrolière et gazière. Incapable de construire une économie de substitution, l’Algérie demeure les yeux rivés sur les marchés boursiers qui ont, d’ailleurs, toujours modulé le moral de nos dirigeants, sinon de la nation entière, selon que les cours évoluent à la hausse ou à la baisse.  
Cette quasi-dépendance des hydrocarbures, le pays risque de la payer très cher, et peut-être dans pas longtemps, les responsables n’ayant pu anticiper les changements qui sont en train de s’opérer sur les marchés du pétrole et du gaz. Couplée à une impuissance à doter l’économie d’atouts alternatifs, l’absence d’études prospectives sur les évolutions que connaît le monde dans les différents domaines risque de précipiter le pays dans un engrenage foudroyant. Sonatrach, qui fournit à l’Algérie près de 100% de ses devises, se retrouve ainsi comme dans une fosse aux lions, dépourvue d’armes lui permettant de s’en tirer à bon compte. En raison des profondes mutations que connaissent les marchés mondiaux du pétrole et du gaz, les rapports de force ont viré en défaveur des producteurs. La multiplication des fournisseurs, avec, notamment, l’arrivée sur la scène de nouveaux acteurs, a induit une concurrence plus accrue entre les pays producteurs et a, par conséquent, contribué à faciliter la tâche aux clients qui négocient, désormais, en position de force. Ces derniers imposent, donc, une nouvelle approche dans les transactions avec, pour principe de base, des contrats à court terme et l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole. Deux éléments qui démontrent, si besoin est, le basculement du rapport de force en faveur des acheteurs. Cette situation illustre, ainsi et à elle seule, l’échec patent des politiques publiques à anticiper les changements des marchés mondiaux et à immuniser l’économie nationale contre les fluctuations qui peuvent s’avérer fatales pour la survie de la nation.


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