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editorial / ACTUALITÉS

L’esquive

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locale s’est rendu hier à Tamanrasset, wilaya hautement sensible, du fait que c’est une région frontalière, mais surtout une région où la représentation sociale traditionnelle s’est rebiffée pour s’ être sentie à l’écart. Le déplacement de Bedoui a dû être pensé comme un geste d’apaisement envers les populations targuies qui, exaspérées par leur marginalisation, exprimée d’ailleurs publiquement par l’Amenokal, ont poussé un cri strident de colère. Un cri qui ne devait qu’être pris au sérieux, puisque la démonstration a été faite de ce que les structures séculaires des hommes bleus n’ont pas été démantelées et que le liant qui a cimenté jusqu’ici la cohésion des Touareg, restait inébranlable, malgré tout. Les populations du Sud, qui, certes, se plaignent, et à juste titre, au demeurant, de la part peu belle qui leur a été réservée en matière de développement, attendaient un signal fort du gouvernement.
Du moins un geste qui les rassurerait. Or, il ne semble pas que les choses soient comprises ainsi à Alger. Au lieu des réponses politiques, le gouvernement a préféré parler argent. Le ministre de l’Intérieur est parti dans la capitale du Sud avec la promesse, plutôt le rappel de ce que le plan du développement du Sud leur réserve 100 milliards de dinars. Ce n’est certainement pas la réponse qu’attendaient les populations de Tamanrasset, quoiqu’ils aient fort à revendiquer en matière de développement local. Le problème que leur Amenokal a posé est éminemment politique.
Il peut se résumer en un refus d’une démarche, à vrai dire d’une politique, qui poursuit de remplacer les vis-à-vis traditionnels par une clientèle politique et une administration souvent sans emprise sur le vécu politico-social de la communauté.
Pour avoir parlé sous, là où il devait faire valoir l’argument politique, le ministre de l’Intérieur n’a certainement pas répondu aux attentes. Mais il aura fait ce que fait un ministre algérien : promettre le développement à défaut d’un engagement politique qu’il n’est souvent pas aisé de tenir.


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