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editorial / ACTUALITÉS

L’État, cet éternel mauvais élève

Un amendement introduit, sûrement de bonne foi, auprès de la commission des finances de l’APN, par un parti politique, en l’occurrence le Parti des travailleurs, a été rejeté par cette même commission sans en donner les raisons, au motif qu’il ne cadre pas avec l’objet de la loi en débat. Cela a suffi pour mettre à nu les velléités du pouvoir quant à la promotion de cette langue, longtemps bannie et pour laquelle des centaines d’Algériens ont sacrifié leur vie.
Sa promulgation comme langue officielle, qui a été arrachée au forceps, dans la dernière révision de la Constitution de 2016, n’a pas fait avancer les choses. Pour l’instant, elle reste une disposition qui peut être effacée par une autre lors d’une révision de ce texte fondamental puisque même si elle fait partie des constantes de la nation, elle ne figure pas dans l’article 212.4 qui énumère les huit points sacrés que ne peut remettre en cause toute révision constitutionnelle, entre autres, le point 4 : “L’Arabe, comme langue nationale et officielle.” Dès lors, la discrimination ainsi faite a fait montre d’un manque de volonté politique à inscrire cette langue sur un pied d’égalité avec l’arabe.
Depuis la promulgation de la nouvelle Constitution, concernant tamazight, aucun texte réglementaire, pourtant prévu, n’est venu concrétiser sur le terrain son existence officielle alors qu’elle est millénaire dans l’histoire.
Les marches qui ont eu lieu aujourd’hui doivent donc interpeller les pouvoirs publics, au plus haut niveau. La politique de pourrissement comme cela a été le cas en 2001 a fait 126 morts dont Guermah Massinissa, la première victime, n’était pas “un voyou” comme cela avait été annoncé par un ministre de la République mais un brillant lycéen qui préparait son bac.
Depuis plusieurs jours, des centaines de lycéens battent le pavé pour une revendication reconnue sans qu’une autorité officielle vienne calmer une situation qui peut devenir explosive et assumer une revendication pourtant reconnue au plus haut niveau.
Tamazight, langue originelle du pays, ne peut se contenter d’hommages faits à des personnes, mais à une matrice qui a traversé cette Algérie millénaire.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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