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editorial / ACTUALITÉS

L’heure est à l’action

Cela fait six vendredis de suite, depuis le 22 février, que le peuple réclame, sans rien concéder, le départ du chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, mais aussi celui du système et de l’ensemble de ses figures. Il n’y est pas encore parvenu, certes, mais il est sur la bonne voie. 

Même si, peut-être, le plus dur reste à faire. L’aboutissement de son engagement pour le changement passe inéluctablement par la destitution (ou la démission) de Bouteflika, ce qui n’est pas encore acquis. Car si le peuple a réussi à rallier à sa cause et à faire le vide autour du président de la République, en maintenant intacte la mobilisation, il lui tarde encore, en revanche, à valider les articulations pratiques pour dégager ce dernier et engager vraiment la transition. 
Certes, des feuilles de route partisanes, des propositions de personnalités et des contributions diverses pour une sortie de crise sont soumises à débat, mais quand bien même elles seraient toutes généreuses, elles n’offrent, néanmoins, pas les clés pour déboulonner un chef d’État, plutôt un clan présidentiel, qui, à l’évidence, n’entend pas céder le pouvoir. Du moins pas avant l’expiration du mandat en cours le 28 avril prochain. Une échéance au-delà de laquelle, le pays effectuerait un saut dans l’inconnu. Et il n’est pas exclu que le clan présidentiel, qui n’admet pas une si triste fin de règne, veuille justement en arriver là. 
En annulant l’élection présidentielle, de manière contestable, comme d’aucuns le savent, le chef de l’État ou ceux qui ont agi en son nom, qui se sont certainement dit “après nous le déluge”, ont volontairement piégé la vie institutionnelle. Le 29 avril au matin, il n’y aura plus de Président légitime et il n’y aura pas de successeur et, pour ne pas arranger la situation, il n’y a pas de réponse constitutionnelle à une telle problématique. Aussi, il est, sinon impératif, du moins nécessaire, d’éviter d’arriver à une telle situation. L’état-major de l’ANP, c’est-à-dire l’armée, a préconisé l’application de l’article 102 de la Constitution. 
L’option est peut-être politiquement discutable, mais elle a l’avantage d’être légale. La proposition pourrait être acceptée à présent qu’elle intègre comme élément indissociable le respect de la souveraineté du peuple.   En affirmant que “la solution de crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 7, 8 et 102” de la Constitution, Gaïd Salah veut se mettre en phase avec le peuple, dont il a besoin du soutien dans la bataille qu’il engage contre Bouteflika et son clan. Une bataille qui n’est pas gagnée d’avance.


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