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editorial / ACTUALITÉS

Libye, le pari de Macron !

Paris, capitale de la médiation pour la paix en Libye ? C’est du moins l’apparente volonté du président Macron. Surtout pour effacer le récent passé guerrier de ses prédécesseurs. Sauf qu’il s’y prend tardivement, par rapport à l’ampleur du chaos qui s’est installé dans ce pays où la France est directement impliquée, et par rapport aux initiatives lancées depuis des années déjà, qui se trouvent, malheureusement, parasitées.
Une initiative de plus qui n’est pas faite, comme l’ont souligné les membres de l’UA et le trio de pays voisins de la Libye, pour favoriser l’avènement de la solution attendue. La France joue les deux cartes : celle du maréchal Haftar qui est déjà passé par les mains des Américains, des Russes et des Arabes, et celle d’Al-Sarradj qui tire sa force de sa position institutionnelle et de la reconnaissance momentanée par la communauté internationale. Leur poids au niveau interne est relatif. Tout comme les autres acteurs internes de cette crise, qui, en fait, détiennent un certain pouvoir (une parcelle) qu’ils tirent du soutien tribal mais aussi et avant tout, ces dernières années, de la puissance de leurs mentors étrangers dont, en définitive, ils protègent les intérêts en Libye. Et c’est là le principal facteur de blocage quand ce n’est pas celui de l’échec des négociations et des revirements après la signature d’accords de réconciliation par les principaux acteurs libyens.  
L’activisme de M. Macron sur cette question (il avait déjà invité Haftar et Al-Sarradj à Paris) vise à replacer Paris dans l’échiquier libyen ayant, ailleurs, perdu des points. Il se livre ainsi à une séance de “rattrapage” sans réelles garanties d’atteindre ses objectifs. Observateurs et analystes sont d’ailleurs réservés sur les chances de réussite de cette conférence internationale sur la Libye.
Et, fatalement, ce sont les pays voisins de la Libye qui continueront à payer le prix de la guerre de leadership, d’intérêts et les manœuvres hégémoniques des puissances qui prolongent la souffrance des Libyens et la situation d’instabilité de toute la région.


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