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editorial / ACTUALITÉS

Lucarnes troubles

L’ouverture dans la précipitation du champ médiatique à l’audiovisuel, au lendemain du Printemps arabe, a fini par créer, aujourd’hui, une confusion totale aussi bien dans la programmation que dans le statut des télévisions. Officiellement, ces télés sont des bureaux accrédités à Alger, dont la mission devait être limitée à la couverture de l’actualité. D’ailleurs, la majorité n’a même pas l’autorisation d’exercer sur le territoire national. Non seulement, des télés créées pour la plupart par des journaux se retrouvent avec un effectif supérieur que ceux des titres, souvent éponymes. La télévision nationale qui s’acquitte de sa mission de service public, avec un personnel permanisé et assuré, est en droit de se demander pourquoi les officiels se bousculent pour passer dans ces radios alors qu’officiellement, elles sont illégales.
La raison d’avoir permis la création de ces entités sans l’établissement d’un cahier des charges qui réglemente dans le détail leurs missions a été dictée par l’urgence, d’une part, et par la volonté de polluer le champ médiatique, d’autre part. Sur ce dernier point, l’accréditation de bureaux n’est valable que pour des médias de statut étranger qui n’ont pas le droit d’avoir accès à la publicité, sauf étrangère. Cette permissivité octroyée avait un retour sur investissement. Sortir des dossiers, donnés clés en main, sur toute personne qui pourrait constituer le grain de sable dans une machine huilée. Cette pratique a dérapé dans des dérives que l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav) ne peut contrôler, à sa décharge, faute de textes réglementaires, du fait de l’inexistence d’un cahier des charges. Ce dernier avait pourtant été annoncé, publié et retiré aussitôt.
La question primordiale qui se pose est que ces télés de droit étranger qui ne sont pas domiciliées en Algérie, donc inexistantes, peuvent avoir des associés étrangers qui peuvent manœuvrer la ligne éditoriale, s’ils en sont majoritaires. Contrer El-Djazira et El-Magharibia, c’est bien, mais créer des clones pour se défendre, ce n’est pas professionnel. Il est urgent de mettre de l’ordre dans le secteur dans la transparence la plus totale et libérer les médias, tous supports confondus, qui exerceront sur la base d’une réglementation juste et équitable.


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