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editorial / ACTUALITÉS

Méfiance

Cela fait longtemps qu’il n’y avait pas eu un débat aussi chaud dans un hémicycle réduit depuis longtemps au silence, en dehors de quelques voix de l’opposition parlementaire n’arrivant pas à peser sur le cours des événements en raison d’un problème de représentativité. Le passage du très controversé projet de loi sur la santé a, visiblement, constitué une opportunité aux députés de l’opposition pour dénoncer d’une même voix un texte qui fait, presque, l’unanimité contre lui. Excepté les députés des deux partis au pouvoir, le FLN et le RND, qui se sont conformés de façon stricte à la discipline dictée par leur alliance gouvernementale, les représentants des autres formations politiques, y compris celles gravitant autour du pouvoir, ont clairement rejeté, dans le fond et dans la forme, le projet de loi, allant jusqu’à réclamer l’intervention personnelle du président de la République pour son retrait. Et si ces parlementaires ont usé de formules pour le moins sévères pour qualifier ce texte, c’est que ses dispositions suscitent, et cela depuis longtemps, une certaine méfiance, en raison des bouleversements qu’il prévoit sur le système national de santé.
Ce sont ces nouvelles orientations qui font craindre le pire sur la prise en charge de la santé du commun des citoyens. Et c’est en substance ce qu’ont exprimé, hier, les députés de la grande majorité des parlementaires ayant intervenu sur le sujet, en plénière de l’APN. Ils n’ont, d’ailleurs, pas lésiné sur les mots pour dénoncer le projet de loi en question. “Tromperie”, “contrevérités”, “code colonial de l’indigénat”, “provocation”, “mépris”… l’arsenal lexical auquel les députés ont fait appel résume, ainsi, l’opinion qu’ils se sont faite sur le texte qui, visiblement, pèche par, au moins, un manque de cohérence par rapport à l’approche globale de prise en charge de la santé du citoyen.
Sans entrer dans le détail des contradictions qui, du point de vue des députés, pullulent dans le projet de loi, l’importance et la sensibilité d’un tel texte imposent l’ouverture d’un débat au sein de la société avant d’être au niveau des institutions. La société a, sans aucun doute, besoin d’être rassurée, et c’est là que le gouvernement a failli. Un effort de communication aurait pu, en effet, éviter cette guerre de tranchées qui s’est déclarée à l’APN, au lieu d’un débat serein et constructif que ces lieux auraient pu abriter pour contribuer à reconstruire un système national de santé moribond.


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