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editorial / ACTUALITÉS

Méfiance

Il se passe, vraisemblablement, quelque chose de pas net, voire même de grave, au sommet de l’État, au sein du gouvernement, du moins.  Foi du Premier ministre lui-même, quelqu’un, parmi son équipe, assurément, alimenterait la presse en documents pendant qu’ils sont en attente de validation par les institutions idoines, en l’espèce, l’avant-projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2018 qui attend d’être soumis au Conseil des ministres.
Dans la note publiée jeudi sur le portail du Premier ministère, il est clairement fait cas de “fuites organisées”. Une accusation, en somme, qui, par ailleurs, suggère la mauvaise intention de l’auteur de ces fuites. Elle le suggère, au demeurant, si bien qu’on ne s’est pas empêché, dans la même publication, de souligner les “spéculations” auxquelles ce tuyau aux médias a donné naissance. D’aucuns concluraient, plutôt à juste titre qu’à tort, que ces fuites procéderaient de velléité de déstabilisation du Premier ministre, qui a dû, déjà, sur instruction du président Bouteflika, a-t-on dit, revoir sa copie au motif qu’elle proposait un régime de taxes par trop sévère. Ahmed Ouyahia, lui-même, verrait une manœuvre visant, sinon à pousser à son renvoi, à tout le moins, à perturber son intendance.
Un souci qu’il cache mal d’ailleurs, puisque, fait inhabituel, il s’est obligé à une explication de texte tout aussi précoce qu’inappropriée. Il n’est pas, en effet, dans les us gouvernementaux d’expliquer, à ce stade de leur élaboration-maturation, les avant-projets de loi, comme il vient d’être fait avec le texte de la LFC-2018.
Généralement, en la matière, l’effort d’explication intervient à un autre stade, une fois le texte approuvé par le Conseil des ministres, et est dévolu, le plus souvent, au ministre du secteur. Ceci, bien sûr, quand tout va pour le mieux dans les meilleurs des gouvernements.
Or, ce n’est visiblement pas le cas pour l’Exécutif, coordonné par Ouyahia. La confiance n’y règne pas. C’est de notoriété publique, puisqu’on apprend, officiellement, que les dossiers du gouvernement ne sont pas si bien gardés.


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