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editorial / ACTUALITÉS

Mystérieuse ambivalence

Deux entités distinctes composées de partis politiques, de syndicats, d’organisations de la société civile et autres personnalités nationales affinent les préparatifs pour une fin de semaine et un week-end durant lesquels s’évalueront les chances de réussite et les risques d’échec du dialogue souhaité par le régime. Une entité, qui prône l’Alternative démocratique comme credo, a tenu de réaffirmer, vendredi, par l’engagement et dans l’action qu’elle reste plus que jamais en phase avec le mouvement populaire du 22 février. 
Une autre, qui se définit comme une force du changement, a programmé de réunir, samedi, un conclave pour trancher sur l’attitude à observer face à la sollicitation du régime pour un dialogue “inclusif” autour des modalités d’organisation de l’élection présidentielle. 
Si les partisans de l’Alternative démocratique, plutôt favorables à une solution politique à la crise qui secoue le pays depuis plusieurs mois, ne font pas mystère de leur réponse à la proposition  de dialogue du chef de l’État par intérim, ce n’est pas le cas de ceux qui se sont regroupés au sein des Forces du changement. Les premiers se déclarent inintéressés par l’offre dans ce “climat de terreur”, alors que les seconds, moins radicaux dans leur position, se suffisent à réclamer des mesures d’apaisement. Ces deux attitudes, si elles ne sont pas similaires, ne sont pas non plus contradictoires. 
Toutes les deux expriment une même demande : que le régime montre une volonté de dépasser la crise. Et s’ils se rendent à cette même revendication, quand bien même la formulation pourrait être différente, c’est que ce régime a choisi comme option politique de ne pas les agréer. Pour sûr, car, au moment où les deux entités, en tout cas l’une d’elles, affichent une disponibilité à négocier une sortie de crise, le régime, autiste plus que de raison, crée un climat de tension des plus défavorables à une concertation politique. 
C’est à se demander s’il ne le fait pas intentionnellement pour imposer sa feuille de route sans avoir à la négocier. De cette manière, il entendrait s’épargner d’avoir à faire, au besoin, des concessions. Cette ambivalence dans l’attitude du régime, qui appelle au dialogue tout en créant les conditions pour son échec, est sinon mystérieuse, du moins incompréhensible. 


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