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editorial / ACTUALITÉS

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La suspension des importations de quelques centaines de produits commence à faire des vagues et à se faire ressentir dans le process de la production. Les opérateurs économiques n’ayant pas été associés à la décision sont pris au dépourvu. Des marchandises sont bloquées aux ports alors que toutes les procédures d’importation ont été respectées, dont le paiement et la réception, bien avant la signature de la loi de finances 2018. Un cauchemar pour les industriels, essayant en vain de convaincre que la loi n’est pas rétroactive. Pour les autres, la suspension des importations de certains entrants risque de bloquer leurs activités. Pourtant, des réunions se sont tenues au ministère du Commerce avec les associations de certaines filières existantes pour une concertation sur la capacité de la production nationale à répondre à la demande. Peine perdue. La sentence est tombée, pénalisant des opérateurs qui ont investi dans des domaines d’activité qui ont eu l’aval du Conseil national d’investissement. Autarcie ne veut pas dire étranglement.
La politique du Premier ministre visant à diminuer les dépenses d’importation, pour certains produits accessoires et secondaires, est, en soi, légitime, mais l’héritage de ses prédécesseurs, à commencer par le ministre de l’Industrie qui a été un vrai feu follet, entre autres, en agissant à tout va, selon ses humeurs et ses accointances, est pour beaucoup dans la situation actuelle. À titre indicatif, la façon dont a été élaboré le cahier des charges pour les concessionnaires d’automobiles. Une gestion qui a poussé son successeur à dire que c’est “une importation déguisée”. Il ne s’agit pas de tirer sur les ambulances, mais c’est une réalité. Encore un exemple, après l’inscription des arômes sur la liste  des produits interdits à l’importation, les embouteilleurs de boissons et de produits laitiers pourront-ils trouver un arôme de production nationale, alors qu’il se trouve dans la maison mère qui le garde dans le plus grand secret ? Finalement, force est de conclure que l’État va à vau-l’eau, sans direction pécise. Il opte pour l’urgence alors que la raison devrait suivre la voie de ce qui se fait ailleurs : une bonne gouvernance.

Par Outoudert Abrous
abrousliberte@gmail.com


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